‹ La morale dans le drame: l'épopée et le roman (volume 2)Chapitre 45 sur 49 · Le Marchand de Venise^ act, IV, se. I, trad. £. MontéguL · texte numérisé non relu

Le Marchand de Venise^ act, IV, se. I, trad. £. MontéguL

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side avec vous, mais j'ai aussi un méchant mot, qui V oudrait s'abandonner pour être la folle d'un autre* » Troïlus a été conduit par ses yeux et ses oreilles, a pilotes habituels entre les dangereux rivages qui séparent la passion du jugement (Act. II, se. u). » Shakspearo, sur ce cavenas homérique, a brodé des pensées piquantes. 11 regarde les héros du siège de Troie avec les verres de Thersite. Ulysse propose un moyen de dompter Ajax et Achille l'un par l'autre ; Nestor l'approuve, étant d'avis que « l'orgueil seul est l'os par lequel on peut exciter des malins de cette espèce. -» Agamemnon fait la remarque, que < celui qui est orgueilleux se dévore lui-même ; l'orgueil est son propre miroir, sa propre trompette^ sa propre chronique... > Ulysse parle avec mépris d'Achille « qui arrose son arrogance avec sa propre graisse (Act. I, se. m). »

A mesure qu'il s'élève à une classe d'hommes plus haute, le poète accorde une part plus importante aux motifs de la raison dans la détermination. « Il est des occasions, dit Cassius à Brutus, où les hommes sont maîtres de leurs destinées : si nous sommes des subalternes, la faute, cher Brutus, n'en est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes^. » Brutus, demeuré seul, s'entretient ainsi avec lui-même :

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