XXXVI. — Ëdit. du Panthéon litt
2. M. Pérez fait la remarque « que cet instinct n'est pas exclusiyevemsnt caractérisé par la tendance reproductrice. U Test surtout
La sympathie est mixte. M. Bain l'explique ^ par le pouvoir que possède notre intelligence de se substituer en quelque sorte à la condition d'autnii et de se faire une < idée » des peines de nos semblables qui nous porte à agir comme le ferait cette idée si les peines ou les plaisirs affectaient notre personne même. Au contraire Vauvenargues, que je me laisse aller à citer ^, disait que la pitié n'a pas besoin d'être excitée par un retour sur nous-mêmes, comme on le croit. « Pourquoi la naisére ne pourrait-elle sur notre cœur ce que fait la vue . d'une plaie sur nos sens?... L'impression des nouveautés ne prévientelle pas toujours nos réflexions ? Notre âme est-elle incapable d'un sentiment désintéressé ? » Sans doute, répliquai-je, la vue d'une plaie nous cause
par rappétition des sensations qui ont pour but inconscient, ou si Ton veut, pour résultat la multiplication de l'être, la conservation de l'espèce. » Ouvrage cité, ch. IV, p. 64. — De mon côté^"ai reconnu avec M. Fouillée que la force d'expansion qui caractérise Taltruisme a d'autres effets que l'appétit sexuel, que Tinstinct n'est pas limité à l'acte reproducteur et détermine nombre d'actes qui n'ont pas pour fin immédiate la satisfaction brutale, «i Le besoin de génération, aussi bien, que le besoin de nutrition, comporte une prévoyance et des qualités appropriées. » Les sentiments désintéressésy dans la Philosophie positive^ de mai-juin 1881. — Il suffit, pourrait-on dire avec M. Marion (la Solidarité motale), que l'homme est un animal social. Si difficile qu'il soit pourtant de rattacher les diverses formais de la sympathie a un besoin organique, il n'est pas interdit de l'essayer.
1. Les Sens et V Intelligence^ 2« partie, ch. I, § 2 (trad. CazeUes).