L'ART ET LA MORALE
La théorie de l'utilité, ou du travail, et la théorie du jeu. — Le travail et le jeu. Leplaisiresthétique et la stimulation nerveuse ; sensations ou états perceptifs. — Le matériel de l'art et la création de l'art. — L'élément esthétique du travail, sentiment de la difficulté vaincue. — Emotions accessoires îi l'émotion esthétique ; sa complexité ; facteurs de l'éducation artistique. — Rapports de la littérature avec la morale.
Les critiques ne se lassent pas d'agiter la question du rôle moral de l'art, de son utilité ou de son indépendance. Elle peut toujours être posée, dès que l'art est un fait social, et que le poète n'est pas seulement un artiste, mais un homme. Les deux doctrines qu'on désigne à l'ordinaire sous les formules iJ>solues de € l'art pour l'art » et de « l'art utile » ont été miâes par les philosophes en deux aphorismes non iiioitis absolus et contradictoires. « L'homme n'est complet qui' là oii il joue », affirment Herbert Spencer, Grant Allan, James Sully, après Kant et Schiller. « L 'homme ncsi complet que là où il travaille », réplique Guyau. Je ne pense pas qu'on doive accepter l'un ou Tautre de res aphorismes, sans les réduire d'abord au plus juste sens.
Les psychologues ont reconnu dans révoluLirm des appétits, comme disait Spinoza, ou des iendanceâ, comme s'exprime aujourd'hui Ribot, une elasse de tendances qui n'ont plus pour fin la seule conservation de