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LA moraliï: dans le dramk 59
disparMÇ des débats à la suite des(|uels s'est ^tablii^ rautorité invincible de la conscience. Etudions, pour retrouver celte trace, l'Hamlel de Shaskpearç, de ce tragique puissant dont le génie confine à deux mondes, i deux états inlalleçiueis. C'est une bonne chance de rencontrer dans son œuvre un tel personnage, qp'on puisse comparer en même temps à celui de la Chronique à laquelle le poète Ta emprunté et à TOreste de la légende grecque.
Dans le Preniier IJamlel * (car Shakspearç a §crit deux fois ce drame), la reine Gertrude ignore si Claudiu^ est le ipeurtrier de son époux ; de même le Fengon de I^ Chronique* ocçit Ilorwendille, sous prétexte de protéger contre ses brutalités s^ femme Géruthe, ce qui donna h penser ^ plusieurs, dit |e récit de Belleforest, qu'elle pouvait avoir causé ce meurtre pour jouir libreipent de son adultère. Pans le second Hamlct la reine ^st complice de Glaudiu§, elle est presque uQe Çlylemne^trç ; et dQ plu§ le po^ie a écarté l'indication du récit qui dénonce le meurtre du feu roi comme uu m crîpae publÎQ î>, pour oe voir que le drame domestique. Ainsi qu'Orestd, Hamiet est pripce, et il a son héritage à revendiquer ; il est