‹ La morale dans le drameChapitre 48 sur 59 · Éioge de Richarson, iîiS · texte numérisé non relu

Éioge de Richarson, iîiS

% Liv. II, ch. VI.

lueux : aussi ne sont-ils que d«nns la seconde demeure des Champs-Elysées 1. » L'imagination de Fénelon n'a pas trouvé d'autre récompense que la satisfaction intime et profonde de bien faire. Le paradis chrétien n'en offre pas de plus haute, sinon le plaisir d'être vu de Dieu.

Soixante-deux écoles brahmaniques sur la vie future sont réfutées dans le Brahma-Zûla-Sulta [le Réseau brahmanique), œuvre bouddhiste^, ^ais l'esprit spéculatif ne se lasse pas de ses chimères. M. F. Pillon, d'accord avec M. Renouvier, écrivait récemment : « Ce qui importe, ce qui est postulé par les profonds instincts de notre nature et par la loi morale, ce n'est pas l'immortalité de la substance âme, c'est l'immortalité de la, personne, de la con- >.science. Matérialistes et spiritualistes confondent ces deux choses ; elles sont cependant différentes^ indépendantes l'une de l'aiitre. L'indestruciibilité de la substance spirituelle ne garantit nullement l'immortalité de la personne, la persistance des fonctions qui constituent la personne ; et l'immortalité de . la personne, la persistance ou la renaissance, en vertu de lois cosmiques inconnues, des fonctions qui constituent la personne, est parfaitement comp«ilible

i. Télémaque.XlX,

2. Article de M. Barth.-Saint-Hilaire, in Journ. des Savants^ cahier de novembre 1878.

avec le phénoménismo niiionnellement compris. La distinction est assez importante pour mériter l'attention, et assez claire pour la fixer*. »

Cette possibilité, ou telle autre, n'est pas tant indispensable à une morale positive.

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