DES DIVERGENCES ENTRE LES CONCEPTIONS MORALES
apparent, foule la philosophie de deulincx el sa doctrine morale, en pnrlicidier, étaient très éloignées du véritable cartésianisme. Ce théologien, partisan décidé de la philosophie de iJescartes, nous avoue que, dans sa jeunesse, il fut lui aussi un des admirateurs de Geulincx ; dans sa thèse de doctorat, soutenue en 1084, il avait adopté les idées morales essentielles de V Ethique (1) ; dans un de ses ouvrages, Compendium Theologiae naturalis (2) . il en conservait encore l'essentiel , avec cependant quehpies restrictions et quelques réserves ; iniis il nous déclare qu'une étude plus approfondie lui fit reconnaître dans cette philosophie, si vantée et d'ailleurs si séduisante, les erreurs les plus graves et les affirmations les plus contraires à la morale chrétienne. H comprit alors, nous dit-il, combien la philosophie de Descartes pouvait être compromise par de tels excès , et (juelles armes une interprétation aussi pernicieuse pouvait donner aux adversaires du cartésianisme ; il résolut d«nc de rompre toute solidarité entre le grand philoso[)he français et son prétendu disciple el de montrer cpie, malgré les apparences, celui-ci doit être mis au nombre des « pseudo-cartésiens » (3) Andala appelle ainsi certains écrivains, dont il attaque la doctrine, entre autres