DE DESCARTES ET CELLES DE GEULINCX
(1) Andala nous dit (Examen Eth. G., Diss. I», p. 2r>), que dans sa thèse de doctoral, soutenue en l<i84 (on a imprimé par erreur en 161)4) il a affirmé, d'après Geulincx, que Dieu ne doit pas è^re aimé en vue d'une récompense et que l'homme doit rejeter tt)ut souci de son propre salut.
(2) « Quin et protiteor me, Theologiam Naturalem ante nliquot annos scribenlem. sensu sano adinisisse Geulingianas j ohligationes ; » (Ibid.) ; cf. : IV» Diss. (p. 108).
(:*) Ibid., (p. 3) ; voir aussi toute la Préface au lecteur ; Il appelle encore Geulincx et les pseudo-cartésiens : « clandestinos philosophiae Cartesianae hostes »,
« Benoist de Spinoza, le plus mauvais de tous » (1). de Volder (2) et déricus (3) ; il leur oppose les vrais cartésiens, tels que Clauberg, de la Forge, Poiret, dans sa première manière, de Raai (sic) (4).
En ce qui concerne (ieulincx,il veut «que Ton efface son nom du nombre de ceux qui acceptent les principes du philosophe René Descaries ; qu'il ait des points communs avec lui, on l'accorde (et il lui fallait bien employer celle ruse et cet artifice pour en imposer au monde savant); mais ce qu'il y a de pi is fondamental dans le cartésianisme, il le renverse, le dénature, le rejette » (5). Déjà, dans la quatrième dissertation de sa Pentas ((>), parue en 1712, il a criti(pié les théories de (ieulincx et de son disciple Wilhelm Deurhoir, sur la notion de substance et les rapports entre la substance pensante, avec les esprits, et la substance, étendue, avec les corps, sur le concept de l'efficience et sur l'union de l'Am*^ et du corps et il avait, en passant, montré les analogies de la mélaphysi(pie de Geulincx avec celle de Spinoza. En 1716 il publia une autre Pentns et dans ce recueil de cinq dissertations, sous le titre général d'Examen Ethicae Geulingii, il se proposa de développer
(1) « Omnium lonfjepossimus, qui lamen aliis praeivit et viain raonstrnvit, fuil Benedictus de Spinoza » (p. 3). De la p. 3 à la p. IT), Andala accable Spinr>/.a sous ses criticpies et ses invectives.
(2) De Volder est aussi infidèle à Descaries, mais à un moindre degré (p. 15-2o).
(;<) (iJericus, avec moins d'arlidc»;, a aussi «lénaturé Descartes, (p. 20-22).
(')) Ibid., Préface au Itcleur, («seconde pag-e).
(«5) RuARDi Andala, Philosophiae Doctoris et professoris Dissertât ionum philosophicaruin Pentas, cui adjecla est continiiatio Ephemeridum aeris atrnosphcrici variotionuni, A mense Julio A. jyio ad mensem Junium A. 1^12 ; Pranequerae, Apud Framiscum Ualmam MDCCXU,
GEULINCX ET DESCARTES
sa réfutation en la faisant porter sur la philosophie pratique et de montrer « combien il est faux d'appeler Geulincx, entre autres, un cartésien, alors qu'il est un des ennemis clandestins du cartésianisme et de toute philosophie » (1).