X^ 3II0RALE DE LAJIOUR
tLe plikir de la trabisoD, les ivataro ^ me»songe, les péripéties 40B aventures dissimuMw^ les peurs qu'on y éprouve, les raiaeries 4mt4rieures de la geuif;aiidine à Téfard do ce«x qui ne devinent point le seeret de ses manègvs, ecft -ensemble d'idées puérih» compose le plusgF»Mi cfaacnBe de Tinccmduite. C'est le jeu «de cacbecacbe que la petite fille adorait déjà, -ai riant ûm iaçon hystérique an fond des armoires, dernère ies portes. Ce ne change point, sinon qu'en ovtre, l'amant, après lesécolières, la dwtouille.
Horrenr de la franchise, crainte de iaiumièva^ fooiasance de cacher, de tromper, et d'en rire ; vnilà^ pauvres femmes, pauvres smirs, la nanpM trop longtemps inefFaçable de resclavifB oè vous ont retenues les sièclee de brvtalilrf conquérante, alors que vous étiez aliénées an solide asnssia, dans sa part de pillage, parani neof moutons, un bœui, qmelques pièces d'argeort, use coupe de corne, trois tuniques samglanles mt k*oflBée&, nn cratère d'hydromel !
Quand viendra Tbeure de briser vos chainas fioeraies !? Elles vous ligottent mieux q«e lesiers de i'anoien vainqneur. Le comprendrea-vow lamais : votre honte, FOtre faiblesse disparattraot Seulement après Teffort révolutionDaire qoi vous transformera^nfrandheset loyales. Compreadres-
lA lfOBAL£ D£ L AMOUR 18f
yous jamais que toute incliDaUoH vers «le eecret, le loettsodige, <iue tout relour aux haibUodes des esclaves, sont les « mauvais 'désirs i» dont périsseni vos âmes, vos mauvais «désirs, comme là jalousie est le mauvais 4ésirde l'kommeq'm ve«t posséder votre esprit, adnsi 441e Je l>étaàl du butin. Menteuses, vous maanfes^ez le venu de i»edevenir ïes^oses de la oon^piéte, oomme^Jaloiiz, il manifeste le v<bu de redevenir Tassaseia qui vous maitrisaiL
ce Jadis, je t'ai v^Milue, écrivait M. LuoiettMublfeld, toi, ta bouche^ tes seins, 4es hanobes, tas jambes, ta peau. J'étais le désir de Ion panfuon. Puis j'ai baleté dans Aes bras et ton corps m'est dev^su sans surprise. Alors seulemei^ j'ai ootnmencé à souffrir... Un autre -désir a germé, cruel et triste... J'apy^hri jalo4isie ce bas désir... Ta.jeunesse, ton^éclat, ta beauté, ta gloire, ton souffle, tout ce qui peut être aimé dans ton être, je languis de ne pouvoir t'en dépouiller... Voilà la jalousie, voilà l'envie diabolique, voilà le mauvais désir... On commence par désirer l'amour et puis on désire la mort... On ne possède jamais assez quand on ne possède pas tout, quand on ne possède pas la vie I... Et si Tamant est triste, après le baiser, c'est que tu respires encore, que tu ris, que tu es belle et qu'il ne t'a pris dans
rétreinte, ni ta grâce, ni ta joie, ni ta vie. »
A la un du livre subtil où cet excellent romancier analyse les souffrances du jaloux, il le montre respirant à l'aise parce qu'il marche derrière le cercueil de sa maîtresse adorée, de celle qu'il voulait posséder entière, sans redouter Tapproche d'aucun rival imaginaire, réel.
Voilà le mauvais désir de Thomme, Tenvie de meurtre habituelle à Tanthropoîde et que nous parons du mot de jalousie. Elle est la simple survivance du mouvement sauvage qui portait Tancétreà étrangler, en la fécondant, la femelle surprise au détour de la roche.
Et le mauvais désir féminin, c'est aussi le regret de cette lutte dont elle sortait parfois victorieuse, grâce à la ruse.
Détournons-nous du passé. Tout y est pire.