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LES MŒURS ET LES ADOLESCENTS

Pressée par un butor qui la veut convaincre de satisfaire à son appétit sexuel, une jeune personne, certain jour, saute trop promptement du wagon où il la retenait de force. Elle se rompt les os. Et les juges d*hésiter entre la plaignante et le malfaiteur.

Naturellement les amateurs de gaudrioles s*esbaudissent. Quelle joie de plaisanter sur cet indice de la galanterie française 1 Point de joueur d'estaminet qui n*inaugure à cette occasion, deux ou trois calembours. Pour moi, j*estime Faventure assez triste. Il est pitoyable qu'un citadin se livre à de pareilles fureurs dans un. véhicule public, à notre époque. Autant il sied d'accueillir les sensations voluptueuses et de s*y aiguiser les nerfs, quand la dame s'y prête vo*

loDtiers, autant imposer par la force son plaisir à qui se rebelle me semble ignoble, lâche et honteux.

Je ne sais quel galantin du second Empire écrivit cette sottise animale : « Celui qui obtient un baiser sans prendre tout le reste est indigne de cette première faveur... Tout est permis en amour. » Aucune logique ne justifie ces axiomes. On dirait aussi bien : « L'enfant qui reçoit un bonbon de la pâtissière sans piller tout Tétalage est indigne de cette première gracieuseté » et aussi bien encore : « Tout est permis en gourmandise », ce qui obligerait Topinion à soutenir le gaillard terrassant un infortuné mitron dans la rue pour se repaitre du gâteau conquis.

Le nouvelliste qui rapporte l'aventure du wagon a soin de plaider en faveur du coupable. La Jeune fille aurait répondu d'abord aux premières paroles de la conversation qu'entama le voyageur. Dans l'état des mœurs, une femme qui répond aux obligeances par mieux qu'un salut est donc tenue pour consentir à être immédiatement fécondée. Je n'ignore pas que c'est ravis ordinaire. Si je vous demande poliment, madame, la permission d'ouvrir le vasistas et si vous poussez l'audace incongrue jusqu'à me dire : « Certainement, monsieur, car la chaleur

est grande », j'ai le droit acquis de vous faire» séance tenante, un bébé, sans appel ni recours de votre part. Protestez-vous, je vous enlace. Me repoussea-vous, j'étreins, je terrasse, j'étrangle et je brise. C'est mon droit absolu de citoyen français, dans un pays libre. Regardez plutM le faite des monuments publics et sa devise...

Beaucoup de jeunes femmes ne prennent Jamais le train sans de vives appréhensions. Elles iaspectentchaque voiture ;nes'installentquedans eelle où plusieurs témoins gêneraient les entreprises priapiques. En cours de route ces témoins descendent-ila, ta voyageuse change de compartiment. Même certaines» si elles n'en trouvent point d'apparence congrue, préfèrent attendre dans une station intermédiaire le convoi suivant. Cela finit par être intolérable. Les satyres des chemins de fer nuisent trop à la liberté.

Ils assurent que leurs exploits plaisent aux victimes et que, bourrant la récalcitrante,ils exauoent le secret de ses vœux. C'est probable. Nul ne niera que chacune, comme chacun, n'apprécie les exercices de la volupté. Cependant d*aatrès mobiles, oa le concédera^ dirigent la vie. Une dame peut se dire : « Voilà un gaillard solide et animé dont la vigueur me mettrait à bie» », sans vouloir risquer, contre l'agréable épilepsie

d'une seconde, les mille aventures tragiques ou ridicules que nécessiteraient la présence subite d'un contrôleur apparu dans le cadre du vasistas, le rapport d*un espion de hasard guettant à la vitre de la sonnette d'alarme, la chance d*une maladie incurable gagnée dans la brusque caresse d'un inconnu, ou même le chifionnement d'une robe fraîche et la débandade d'une coiffure réussie. Le doute seul de savoir exactement si le faune est bien lavé, au-dessous du visage justifie les oppositions delà vertu. Célimène peut désirer la secousse nerveuse et y renoncer toutefois parce qu'elle ne se soucie point de faire craquer sa larretelle neuve. Et ce demeure un droit incontestable de préférer son élégance, sa santé, sa réputation et sa propreté au plaisir bref de ramour, si plaisant que, par le langage de TcBillade, on s'accorde à le prévoir.

Ce ne semble pas une question de vice ou de vertu, mais une enquête « de commodo et incommodo », si j'ose dire. Le faune est un malade qui croit l'univers atteint de sa vésanie. L'ivrogne aussi compte que chacun aime vomir. L'escroc vous affirme, en avouant ses malices : « Que voulez-vous, mon cher ? tout le monde fait comme ça. A quoi bon être honnête ? Personne Me vous en sait gré. » Il ne se doute pas qu'il

yGc^gle

existe, hors sa bande, des milieux sociaux où l'on préfère Tintelligence à la richesse et la probité à Tapparat. De même le priapique. Il nie que des multitudes de femmes concèdent aux récréations sexuelles 1 importance des plaisirs gastronomiques. Il se trompe. Beaucoup ne gâteront pas leur toilette pour un sorbet ni pour une étreinte. Et, si elles prétendent à ce que le passant ne leur impose pas son appétit, elles restent dans leur droit strict.

Souvent il arrive qu'une femme domptée par une brute, à Técart, adopte la résolution du silence. La plainte susciterait un scandale capable de détruire toute sa vie, qui repose, ordinairement, sur le préjugé naïf d'un amant, d'un mari, d*un père, d'un parentage. Elle ne souffle mot, évite d'exaspérer le lyrisme de l'imbécile, et lui promet un rendez-vous. Voilà l'autre en stupidité triomphante. A son café, l'œil vif, la joue lumineuse, il étonne ses partenaires de la manille par un récit outrecuidant. Eux l'admirent. Eux l'envient. Ils se persuadent que la dame a cédé par vice et plaisir. A leur tour, ils tenteront la même violence, après avoir colporté partout la légende et ses axiomes saugrenus. Dans ce groupe et dans les groupes voisins, les sentODces prendront force de loi. Religieusement^ les

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éphëbes radmeUrioixt. I.*e.rri9iir<(^'étab}ir9 (i*au« tant plus solide qp^eU^fla^^^^e mapie com-^ mune. La plupari^,]Ç^f^ron|| dq ii^^pent^r 1^ ^e dis pas la vertu (p^ fmii pq^te[r^ijL,les{ ff^rf^urs ^ spqrire)^ mais lajijberté d€|9 ;fef:ap3|^s./^b!|i6 H^oin» tolérablp. Et voy6?;oji n^ms ep ,991^1^199^ J^l/aut, qu'une Hlle forcée 6|e J^tt^e^ tas. d'm tr^ f ^ se brise les jambes ppujr que la ju,stice inl^^je^ne. Mieux eût valu qi^ la police prit lei^ 4evaAt$4

Le mal réside e^ part,ie dans une opinie^ntrèa fausse que propagera le.cbristiai^ismfe des l^inps primitifs, lorsque ^.e3. pr<^phët^3 e^pér^ient, vainement, conc|uirQ les ;. peuples à, ra9cétisme;f on continue de réprouver la , yjisite, ^ux bôteUçries de Tamour. La r,epr9d,uction .étant, un besoin naturel, comme la.nutritioQ el la Jqcpmo^on^ rien n'explique poqrqpqile. çélibfitairepei^t, encourir le blâme s'^lrpé^j^tre,, en jpj^çin îopf,j|^ns UB, lieu de débauiçli^e^ a^qrf qvi'^.^'^çpui:;^ p^p de mésestime s'il {ranchit les portas d'un restaurant, d'une gare. Les ancij^ns qsilmaieii^t leifrs appétits dans les temples ^ la ,d^(^îcaçe 4e cette lorce^naturelie di vinifl^ée sçju;^ les np^9 d'^stfuié> iç, Bonne^ Déesse, de Vénus» , On révérait. Pni|pe ^a^^^ème titre que Qybèlç et Nep^uf^e., Les , n^y^^ères d'Eleusis^ ceux à^ J^abylo^Q, ç^ifx d'Egy pt^e^^m^ pi;enaieift des ijQ^tiaUpn^à; ^a vel^p^^^^ i^e^e^^ar

na L^ iiOBÀi>£r i>fi i^Mbi^K

némîë. ll*k^y ttVàft^o^t dé fccJi^er ètt^ èéTéi. Ltf

nWt! à hniè m»: G'était toute fàt^ti'terioé. • > A«l}6thrdlnri'fti ttiiaiëoii de pMfett*'à6'^d^ âîabâ> un bwge, AQ fémS dès itieè fétides. L'àfvîWë*^ meÀVû^ W ïcmctiiEm' éntraft^aTatiltesèntéiit 'des pttôtk^esse»'. E1è**oittitïre des propos* (irà^ïtilCtti^ igè rettpfacé lès hymnes' àï hr FécradîtiS UfaiTiérséllè u Avt lîetr d^cffî-îi*mi* v6ïil|)té savanie et noi)ïe,'lè«' uyhi plies ritïrtfséïit efn abjëèMbtfà /''D'ibstos bàr^^ i*it>fiîfeusfe€(, êosft!m€«'àîf*eiïdiafe,'pàrfintis'èi(fufi^ «k'*teHpfi*rèltii. -ta trbupéhvf j^rbgnatot' d* f ettiWiè*^ vjrtirtfé^ihtirledtes Mièlfs^d'iWèlgtie. Hh dés^ Hetas*/ réttiidiam devra* ppéndt*e ?uûe èéimifeéàîice^ lo^qW dfe la stileiidétirtrès fiyrrtié^i L'eî*'tHéi/ dte^ Iff diBinse^ dëvrtiiiéiït '(jfflfif ctes^ èfîgniffciÉeîërii grt^detl^esi et déi éttièijçttëtoéttte de >iastl<iëë'. lie' jetiilé'»dihtb^ iifjrï^rfcûnii^ c^d^âif i^dT^ <nà*^eboo8cifttëtrr^r*crtërlëuï^*^ (M t ^«dùît' Wk^okt * stoto èèsté^ ïè^^ ^Wè prête»; ' b«téteèttt'h*»i VOàooi y pûe âWb^lè tttMc. Bt'

lé Vin. WTatïiUi^itâés' mafrtnèff éîcpïbkéiit teëHtel

hh mO^MM DE. L- AMOUR ISS

dégvadaUètt et rklelkt te£f pocines desr bu?eurs^ AMsiles mâles cftetfoheiDt Kor» de ces ex^droits iBs ûmBhifSi ceUêB même d'un iasiaat. Nos ruea se revpUsantli de^ gaillard» baleCaata ib la pouvsuite (ie la tewalla. Osp6etael«$>atôf6b8parlouL La p6<>&Etttatïoii eîr& aaua 1^ aspects di'iBsUtur' iào9t d'éoalfèret ée veuvei, de modisle. Voulaui éviter qa» reDseigaae du lupanar cboq«a tes feœr' OMR isûaoce»teis/ malriëae^ leateslants vertueux^' tante la' pavasse du travailleur,, oa réusaîl à plaeerencbàqaecotAde rue le geste du lupanar^ et. l'eibseénité de rinviteuse. À la cMiosil^ des éco^ Uèreâ notre peiéca propoae^ la manœuvre du faune débattant iou» en réverbèdre, avee eneganiBi& en: eherveui^ le coût da aes émoie proohaiaS' Autre aottise^ Uaasléritè^ de la mioraie ceiiH temjpôrainer înterdil au lycéen qua» ehoiait dansi un music-hall la beauté d'une bétaîrt die la peu^ veif goKlfeleff ed une chamiiite de l'éUUi$seiaent. Il faut qa'ii sorte dt: oasibov qu'il déeotiirte' uac auberge du! reisiiragei,. qu'il moiite jusqu'à une piëce étrottOy malodorante, hornblettienl oraée de meubles construits pooir le eemvaeil béat de GUncierges seaagéDaires i^mii le xègae de Louis- I^lippej Là 8eal6ûiiedt il lia sera permis de tre^sailUv k tat vtie d «aéierme statuaire et na^ crée; là, devant le buste ea ziiie dtUpéCait au

faite de la pendule* Si le gérant du café^concert prétendait introduire Téphëbe dans une salle de son palais, au décor propice, alors que Tenfant vibre encore de toutes les perceptions suggérées par la vigueur admirable des athlètes, lescambrufes lestes des danseuses et le rêve de la féerie, soudain un mouchard dresserait contraventiob. Bient^ la préfecture ordonnerait; qu'on ferme le théâtre. En sorte que le lycéen ne peu connaître les sensations ardentes que dans un retiro trivial et laid. Uéblouissement des sensations eurythmiques s*éteint durant le voyage entre le palais en fête et la lugubre loge d'hôtel garni. Voilà comment la morale se sauvegarde. Si elle n'empêche pas les abus de Tinstinctsexuél, elle réussit du moins à obtenir que Tamour soit réduit à sa seule ab}ection^ à sa seule excrétion. Tromperie imbécile.

A l'intérieur du casino, du café, du music-hall, une tolérance absolue devrait permettre au débauché d'acorottre son esprit par le libre usage de la beauté chamelle. Par contre une sévérité excessive purgera la rue.

Dans les grandes villes du Japon, une cité florit dont les maisons et les édifices sont uniquement consacrés aux cultes de Thespis et de Vénus. Là slédgenti les théâtres^ les bains, les cir-

ques. Sur des estrades, les danseuses évoluent. Sur des tréteaux, les chanteuses jouent des instruments à cordes et modulent des sons heureux. En robes admirables, réventail coquet, maintes mousmés déambulent. Le charme vivant de Tune excite-t'il la curiosité sensuelle du visiteur? Un signe ; et, dans le kiosque voisin, Tidylle s'achève. Les familles avec leur progéniture assistent aux spectacles. La tragédie classique se démène voisine du lupanar aux somptueuses lanternes.

Quiconque a vibré d'amour littéraire pour Théroine trouve au jardin la personne qui réalisera le rêve de passion. L'hypocrisie est absente. Le plaisir ne comporte ni remords, ni honte, ni rignbminie de la gaudriole, saul dans le milieu des portefaix. Je crois cette conception infiniment plus morale que la nôtre. Je déplorerais que mcm fils, etk mal de puberté, se satisfit d'abord selon nos méthodes et qu'il revint de Texpérience abruti par la conscience d'une faute, dégoûté par le décor ignoble du garni, et le marchandage de râpre amante. De ces premières étreintes, il sortira diminué, inassouvi, l'âme et le corps malades. Deux voies lui seront ouvertes. Ou bien il se livrera stupidement à la grivoiserie rigoleuse et s'abêtira dans la répétition du pur exercice physiologique. Ou bien il écoutera les pleurniche-

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ri68 de la rraïaam. AïotSy eekisimifiBt sa : jeuneta» tlM3 te aalva jdioU«^ ded asiouvB seUimeKIales, k ma$a dant tolie ettain (tottjocits tratitttm, iê iMz au clair de ItM, il ooniuilt^ailesafiresépMivantiaMes^âii déaesfbirdès^qu^I aura déomiFort 4a pipe d» lieuteutnt dana le manxthea d^ae 4aMrttt^86fiô ^anf éliqtte. Soit rabétfasament n&- 4Bal;«ell ta docteur î«dicibld des passas aaéconnues occuper^Hit aes laanéafe adatoeanleii, le dé^imerotU:^ le reiëguûrosd au raag inférieur.

Ne croyez paaq>ae j'aiÉuae ici Isa heuoes vîdM arec dei ^eaïc de litAératuite técpitTQqite. H ime eemlJle^uW très gros problème soeîAl gU edi ces eoueidératfow. Cfanmîqiieurs et aeadéml*- «iens se plaignant de la jeunesse. Us la jugent égoïste, sceptique, sècbe de ceaur, iiioapabi^ 4'eiithoostasmes eit deaacarifices* Dansu» mag»lfiq^e et tei^rilde roman qm'Oobave Mii^beau pu^ bHa Mémoires d'une femme de okambte^ il Mprodoicdt le 4ype déBukif de oel adolescent qui. deTant cOiaque pfropesitipa de la vie soeMbe^ Tertu^ hdnméleté, courage, pitiés âiéveMmMit, ConeliA paricette pbrase: ki J'en idiseitp^W on cette autre*: a le«e coQpe plutsdains ce pont-là»^ Matheureasement, la plupart des fils deiabeiav geofsie gardent en effet œtte attitude d'âtne; tte

Ui MOBALE I>B LiMfOAJR ftif

élit it.soHçé 0»; de tout. Letirsi inAntgeBuei xitml des amants de leur mère. Ils haussent ta égaukfe aidi;extai]|^leBdliéiKïfsai4. lis pnMèrMiMtifiaQSiillÉMUoûriQ ffesie, hdimuma «iifcarMisâ à l'bauiMi piéloii^f&ëciis par:â'^i(HMttMe,ile thistb, le fiemu lerVcàî^ if mtm4 Ub portenl a« aaeeèiEr d argttlt teinbàtdejleure âdDiiratio8i& ; Si quelque sdél aqjMw»igQfed|Oiieteot)$ leucâ aietas, le sÉotbiMife BtiiltlèB : ^jxatiài^ ^diilitar te iohio . de» \$aïtMÉesi Bû étranger «a^pièreiniejdintt oeoi^ «. jîanire Hè Oaooasé eldesistépfm. Jei toi«faèÀ^ain..Jt paradairti kl 'Vil}e, lïlxpoirtioik, les re^aUrante^ tes FOMÉstest^ Eiltre 'tocitas •tiB:e efioseiii'étOBpiil^

jeuheèfigeÉé U cômttinûbs; c'eet loiiMièrtiaaBhi ifmtre^TiB^t^dix'foifl stiFineiiA; quitaideane, lyni •ait. Ao liflsafd dtes^roposs elte oile un no» il*kûlred» tihi^tmre. LegnitiiUeBiiiertetebvwlif Me. ilibuti4ua4a«buiïtiaaBeex)pUqoë eftiiuftlraiab; il iga»0a4e qhi'aUeleouÉb^ Igoniqaie; iwpq ^Mj ^ dtt , Jiât4iev«lleiie4né^rise évidettioMit avee raiscFu^ fioiFOilio^ >ca aoDt ieaifllle^iiifBi lÉlaaUeatBnt Tia^ telHgeucé^ tea Jèaftat ^^m 'ifQitianiAcpitt'ifiH^ -«eaaiee etfaibastéase. BtteedetiénQMrtfétpuMëséft. Aé Mvtentlpalelietittnq. CTestloi^i^ilalè (iftiiaùiK inbdavbtraiâécadeoee nationale. VAai pàvittèn d'ArmciÉdnvUlev motitaini a^t entendu tesom»-

versations, endroit iréc^uenté plutôt par TéUte des opuleiits. i

Une manraise éducation passionnelle atrophia de cette aorte lestâmes avilies ensuite par Tabé^ tissemetit dti sport sexael, par les douleurs inu^ tiles et bêtasses do sentiment, enfin parla défaite du m^lei après la ^ trahison de la femme. Toutes' les morales du mbnde n'empêcheront pas le bachelier de clidré aux littératures apprises ni roiivrièr de crctire aux romances de la valsé. Entrie dix-hlitt et vingt-cinq ans, la curiosité sexuelle l'emporte! sur les autres préoccupations ; et presque toujours la vie de Tétré se détermine selonles résultats da sesàcoointances amoureuses. Ma génération isortit désabusée, trahie et douloureuse<désbta^ des maîtresses. Elle écrivit son désespoir. EUô le rima. Elle le commenta. Les générations. suivantes, renseignées par nùs avis, abôrdëcekit TaipaiOur avec haine et scepticisme;, refusèrent leur loi. Jadis, dans la. femme, le jeune amant plaçait» comme dans un. ostensoir, selon .une vieiUe oomparaisoUt les magniâcenceft de ses espoirs^ooiaux, de ses rêves ambitieux et philosophiques. La femme souilla trop Tosteasdrpetrhiostie perdit le prestige de la divinités AJûrs le scepticisme envahit la nouvelle adoles^ cence. £116 ! nia rHonnéte, le Juste et le Beau,

parce que la littérature lui avait appris à découvrir le knenèonge de ramotir.

A la vérité, Tamôur ne mentit pas. Nos éducateurs rayaient seulement travesti. £t nous redierchàmes en lui ôe quil était incapable de fournir : la fidélité, la loyauté, la confiance. Ce sont là les mérites de Tamitiéi de Testime mutuelle, et non pas ceux de la passion. Voilà quelle fut l'erreur sentimentale de nos pères.

Les anciens cultivèrent la forme plastique de Vénud. La. déesse ne leur valut point de ces déboires. A Tamante ils demandèrent les qualités de la statue, de la danseuse et de Tactrice. Us lui demandèrent aussi la science de la volupté. Ils cberrchèrent moins que nous à transformer en épouses leurs hétaïres. La naïveté de ma génération^ifut de vouloir rébabjUiter les dames aux camélias, comme celle de nos ancêtres fut de vouloir créer en la femma adultère une courtisane à. tendances vertueuses, in Pour avoir voulu qes contradictions, quatre générations souSrirent^ pleurèrent et moururept. Pour avoir rendu la volnpté bonteuse, ignoble et cachée, la morale cbrétienne condamne des malheureux à Tignoble*

Instaurons au contraire une éthique bat41e et tolérante. Elle n'opposera nulle entrave à la

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présêQtatioq de la beauté okarnellenià Tasiodvissement d'un désir aoble. Ab oasîno^ ré|>Uifee aâmirera les danses, les ofamts^ les gytiHiastkpies tles aorobaiteSt Téolat des lumiàDes diiSépentes, lés splpndéurs des toilettes^ les sda- ' plesses des corps, les signtifiGaiioBS des visages. Chaque ooiHrtiéanë réraonfvera eomne émeut et intéresse un ob}et d'art. Cbaqûedansa acorot tra son esprit par une le^bn dé ^o^Mnoe et de rythmé. Lès ^eetriciMs eh«ingeantes, les évolutions des baUeriaeâ Tinstruiront de la beauté, eomme un tableau peiat teeëllemment. Bt, Ioii«qu'en TesprM obmblé de toutes tes mogftificeaoes plastiques, la eoâvoitisë «altra â*étrelnd3re les images àtrayers Tapparettce d'un cixi'psimpec- <mble, si rendant peut se rendre ^afon dans un bouge lointain, i»ais dans une ôhàMibre ànx décèles perpétuant le sens des merveilles personliiflées soéniqnément, ohambresiseau lien ibême où se développa Hmpression, il savourera la merveilleuse volupté intoUeotuell^ aussi bien que IlnsllnctWe. Il ignorera les ragesdu d^:o<lt. Dèë lors il ne cherebera plus dans 1*adttilëre ou la sentimentalité un mensonge qnl puisse réhabiliter les élans de saCoogue natureite: L'«rt plastique suffira. Cet art mentira moins, décevra moins que les tromperies de la romance, car la

courtisane peut offrir delà beauté et de la volupté, tandis qu'elle ne doit ni fidélité ni vertus amicales ou domestiques.

Quant à ces affinités morales, le jeune homme les ira quérir auprès des amis, des maîtres, des livres, des mères, des camarades. 11 ne souffrira plus. 11 ne refusera plus sa foi ; parce que Tessentiel de cette foi cessera d'être trahi au bénéfice d'une coquet tade phpsïqiiB; £t4Vin ne verra plus de butors que leur instinct affole tenter, en wagon, le viol d'une gentille personne, au risque fle.tivû im^ 6efr9|np^e4B^o§,(}ap^/la4)4it^ 4'nne

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