‹ La morale de MolièreChapitre 2 sur 31 · ET LE DUEL · texte numérisé non relu

ET LE DUEL

C'est doDC à Molière qu'il faut demander ce qu'il pense; c'ast sur nous tons qui le lisons et l'admirons qu'il faut chercher quelle est son influence. Si nous voulons connaître sa morale y allons à son théâtre , écoutons ce qu'il dit, étudions l'impression qu'il produit. Essayons de démêler son jugement au milieu de toutes les paroles qu'il met dans la bouche de ses personnages, et de découvrir si c'est toujours suivant les règles de la morale qu'il nous touche ou qu'il nous fait rire.

Il est certain que Molière a flétri les grandes maladies de l'âme, comme l'imposture, la débauche, l'avarice. Là-dessus, son sentiment n'est pas douteux, son influence est certaine. En gros^ s'il est permis de parler ainsi, il a attaqué le mal, et il a traité comme il faut les lieux communs de l'éternelle morale. C'est un mérite tel quel que n'ont pas toujours nos auteurs dramatiques. On dira que ces peintures-là ne produisent pas un grand effet sur les mœurs : en de tels sujets, le jugement du spectateur, comme

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