‹ La morale de Plutarque (préceptes et exemples)Chapitre 28 sur 74 · MADAME JULES PAVRE LI · texte numérisé non relu

MADAME JULES PAVRE LI

eu charge d'âmes, de faire tous les jours par groupes, une promenade au tout voisin parc de Saint-Cloud.

L'enseignement naissant était raillé, caricaturé sur la scène, condamné d'avance ; mais, à Sèvres, on avait foi dans l'avenir.

« Plus nous serons unies, plus nous serons fortes pour combattre les préjugés qui entourent encore cette œuvre, disait Mme Jules Favre à la première réunion de l'Association des anciennes élèves. Et dans cette noble lutte, nos armes, vous le savez, doivent être surtout la patience, la douceur, la simplicité, la droiture, le dévouement. Les dons de l'intelligence sont inappréciables mais c'est surtout par les qualités morales que vous contribuerez au triomphe de la belle cause qui est dans vos mains. L'instruction dispensée avec talent par un esprit éclairé est puissante pour élever et fortifier l'intelligence, mais l'exemple de la libre soumission au devoir, si humble qu'il soit, est plus puissant encore pour gagner les cœurs et Jeur faire aimer le devoir. »

Dans les conseils des professeurs, dans les comités réunis sous la présidence du recteur, M. Gréard, l'organisation définitive de l'Ecole s'élabora pendant cette année de début ; les idées directrices se précisèrent.

« Nous étions unis par l'amour de nos nouvelles fonctions, a dit M. Lemonnier *, par la pensée que nous contribuions à une œuvre féconde, par des sentiments qui valaient peut-être des théories. Il fallait cependant des théories: elles divisèrent parfois les esprits, pourquoi ne le rappellerai-je pas?...

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