‹ La morale de Plutarque (préceptes et exemples)Chapitre 49 sur 74 · Préface d'Aristote, p · texte numérisé non relu

Préface d'Aristote, p

munion d'âmes pures, et de la haute idée que Mœe Jules Favre se faisait de la mission de Sèvres, naquirent ses livres. Elle avait dans ses soirées du mercredi bien souvent lu et commenté les textes aimés. Au départ des premières élèves, elle désira réunir pour elles, ses idées, ses expériences, au sujet de la grande tâche qui allait être la leur. Chacune d'elles reçut de sa part un petit livre au commencement de 1886. C'était une traduction de fragments de J.-P. Richter, précédée d'une assez longue préface.

« En m'occupant de cet ouvrage, écrivait-elle, je me suis bien souvent dit que ce serait mon testament à nos élèves. »

Toutes ses directions, tous ses vœuxpour elles s'y retrouvent en efïet. Presque aussitôt elle se remettait au travail.

« Vous voyez que le bon accueil fait à Jean-Paul m'a bien encouragée », écrivait-elle, en mai 1886. (C'étaient les Stoïciens qui l'occupaient cette fois.) «Ce que nous avons trouvé dans ces études de force et d'élévation morale, nous voudrions le communiquer à toutes les âmes qui travaillent à se perfectionner... Est-il besoin de dire qu'en choisissant ces textes, nous avons surtout pensé à nos chères élèves de Sèvres. Elles retrouveront dans ce souvenir de nos lectures et de nos causeries intimes de précieux encouragements à poursuivre l'idéal moral dans l'éducation de soi et dans celle d'autrui. »

C'est ainsi qu'ont été publiées de 1887 à 1891 la Morale des Stoïciens, la Morale de Socrate, Montaigne Moraliste et Pédagogue, la Morale d'Aristote, la Morale de Cicéron ; et c'est ainsi que fut écrite, dans les toutes dernières années, la Morale de Plutarque qui paraît aujourd'hui et qu'elle n'a pu revoir elle-même.

Ce qui noustouche beaucoup dans ces livres d'une inspiration si haute, c'est d'abord la grande modestie del'auteur.

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