‹ La morale de Plutarque (préceptes et exemples)Chapitre 53 sur 74 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L'édition que nous donnons aujourd'hui du dernier ouvrage de Mme Jules Favre : la Morale de Plutarque appelle quelques explications. Le manuscrit, en effet, nécessitait une mise au point. Ce que Mme Jules Favre voulait y faire, la mort ne lui en avait pas laissé le temps. M. Joseph Fabre, qui était au courant de ses intentions à ce sujet, a bien voulu me les communiquer en me demandant de me charger de ce travail.

Voici de quoi il s'agissait :

1° Les extraits recueillis par M™8 Jules Favre en vue de son ouvrage étaient trop nombreux, trop longs parfois, quelquesuns faisaient double emploi; d'où nécessité de réduire et de supprimer;

2° La traduction choisie était tout naturellement la traduction d'Amyot. Mais désirant en rendre la lecture plus courante et plus familière à tous, n'ayant aucun souci d'érudition là où elle voulait avant tout faire œuvre morale, Mm0 Jules Favre avait pris le parti de moderniser l'orthographe d'Amyot; et même là où quelques expressions du xvie siècle risquaient d'arrêter ou tout au moins de surprendre les lecteurs novices en la matière, elle se proposait d'y substituer les expressions d'aujourd'hui.

Ce dernier travail, qui restait à faire entièrement, m'inspirait quelques scrupules. Personnellement, j'aurais mieux aimé ne pas toucher au texte. Je l'ai fait cependant, pour que les intentions de Mms Jules Favre fussent exécutées. Mais, quoique j'aie réduit le plus possible ces changements, je tiens à avertir

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