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XTiu PRÉFACE.
de juger, ic me permettrai seulement une dernière observatic^. '^
Des lautes de teadaction ont dû m'échapper; il ne pouvait en être autremei^i dans un aussi long travail, fait si vite, en présence d'un latin si bizarre et parfois si obscur. Je compte sur mes ennemis pour me les signaler, et les prie instammèlit de. se mettre de suite à Tœuvre, afin que je puisse profiter de teuris critiques, car mon excellent éditeur, a 'conservé les clichés en vue de ces corrections.
Pour ce qui est de cet ordre de fautes, et des autres d'un genre analogue, je ne puis mieip faire que de me mettre à l'abri derrière un passage ti^ès raisonnable du jésuite rédacteur de la fameuse Répânse avxc assertions du Parlement :
a Nous ne saurions pousser trop loin Texactilude et les précautions dans un ouvra<;;e tel que celui-ci, où il est difficile qu'il n'échappât des fautes qui seront infailliblement relevées par nos ennemis, et grossies aux yeux du public comme des fautes capitales, quelque légères qu'elles puissent être. Nous sommes convaincu que le fond de l'ouvrage ne leur laisse aucune réplique, et que toute la ressource qui leur reste est de s'attacher à quelques méprises qui ne rendent pas leur cause meilleure. »
Cette réserva était singulière sous sa plume, puisqu'elle répondait par avance à tous ses reproches sur l'œuvre des commissaires du Parlement. Elle est ici mieux placée.
Je noterai, en terminant, que les livres de Gury sont dans le commerce, à la disposition de tout le monde pour un prix assez modique, et qu'ainsi tous ceux qui croiront devoir le faire pourront aisément collationner et critiquer et mes choix et ma traduction.
La première impression qvi'éprouye un simple laïque, en parcourant un Compendium jésuitique, est un étonnement mêlé d'effroi. Ce livre est tout, ou du moins a la prétention d'être tout : droit canon^ droit civil, droit pénal, que dis-je? droit commercial, procédure, et d'un autre côté, sciences divines et humaines, tout s'y trouve rassemblé. On sent que le disciple qui s'en est fortement pénétré pendant ses études, qui l'emporte avec lui hors du séminaire, parfois au fond d'une campagne où, à côté du bréviaire, du catéchisme et du Manuel des confesseurs, il formera toute sa bibliothèque, doit être persuadé que tout s'y trouve, de ce qui doit le guider dans sa conduite envers les hommes et ses relations avec le ciel. Rien n'a échappé au casuiste et, sur toutes choses, le prêtre y trouvera des solutions toutes préparées; il pourra, son livre en main, discuter $ur les origines de la morale ou sur la validité des fidéi-commis, sur le sacrement de l'Eucharistie ou sur la théorie des re/7or^5. La société ne peut plus avoir de prise sur lui et lui rien enseigner : ses chefs ont tout prévu.
Lorsque, de ce coup d'œil général, il arrive à l'étude d'une partie quelconque de cette encyclopédie à la fois