‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 104 sur 270 · ART. II. RESTITUTION POUR VIOL ET FORKICATIOM · texte numérisé non relu

ART. II. RESTITUTION POUR VIOL ET FORKICATIOM

728. — Pour un préjudice purement naturel, pour avoir détruit l'intégrité du corps et fait perdre la virginité, on ne doit rien restituer, du moins selon l'opinion plus probable, parce que ce dommage ne peut être réparé avec de l'argent.

729. — D. Le violateur doit-il épouser la jeune ifille qu'il a violée en lui promettant de mariage ?

R, La première opinion l'affirme

La deuxième, suivie par un peîit nombre, le nie.

La première est commune et doit être suivie ; cependant elle admet plusieurs exceptions que discute saint Liguori. Ainsi, il y aura dispense, si l'on craint des suites lâcheuses de ce mariage, s'il en résulte un grand déshonneur pour la famille à cause de la diflérence de condition, etc. Hais alors on est obligé de doter la jeune fille.

D. Le violateur doit-il quelque chose aux parents de la jeune fille violée, si elle a consenti librement au péché?

R. Non, selon l'opinion plus probable, parce qu'aucun de leurs droits stricts n'a été violé, et ils ne peuvent empêcher ' leur fille de céder de son droit quant aux préjudices tempo- rels *

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