X PRÉFACE
mettant au premier rang} des crimes le fait d'avoir (même étant enfant) frappé un prêtre ou yiolé la claustration monacale (p. 505).
Mais il y en aurait trop long à dire^ et le lecteur me rendra cette justice que je passe à toute vitesse. Il fera ses réflexions lui-même, et jugera si la condaipnation du Parlement de Paris, inscrite en épigraphe de ce volume, s'appliquerait justement aux jésuites modernes.
Mais je veux encore appeler son attention sur l'érotomanie dont semble atteint Gury, à l'imitation de tous les casuistes qui l'ont précédé. Ce dévergondage d'ima gination lubrique se traduit de deux manières diffé' rentes. D'abord, dans l'étude de ce qu'ils appellent les « matières honteuses », c'est-à-dire les Vl« et IX» préceptes du décalogue (p. 131-144), et les devoirs des époux (p. 433-446; 481-494) % il se manifeste par un luxe de recherches lascives, un amour des détails obscènes, une invention de circonstances immondes, qui dépasse de beaucoup tout ce qu'ont pu imaginer lès auteurs de Justine et de Gamiani*. Mais ce qui est plus intéressant de beaucoup, c'est de voir ces préoccupations génésiques hanter d'une manière si constante le