CAS SUR L'ËTAT RELI61EE
CAS V
¥€>catioii religieuse
Florent, jeune homme noble et intelligent, exerça '^ une fonction lucrative et se préparait sagement à marier. Sur ces entrefaites^ il tombe gravement m lade, et, menacé de mort, frappé par la crainte ^ ^ jugement divin, il fait vœu de se faire moine, s'il saX^ vit. Guéri, il annonce à son père qu'il va accomplir scr^ vœu. Mais le père, qui est ruiné, qui vit dans le besoit:^ » et qui avait mis tout son espoir sur la tète de son fil^ ; s'efforce de l'émouvoir et de le dissuader : « Vois, lu^* dit-il, je suis vieux, mon état de fortune est fâcbeui^ i Ton frère aîné, par son manque d'intelligence, a si mmgéré ses affaires qu'il ne peut suffire ni à ses propres^ ^ besoins ni à ceux de sa nombreuse famille, et a besoi^^ de ton secours. » Mais Florent, nullement ému par ce? raisons, et ne songeant qu'au salut de son âme, entr»-*^ en religion, et, après son noviciat, émet les vœu^ solennels. Cependant, son vieux père, ayant épuisé se^ dernières ressources, est réduit à tenir les écriture^ d'un avocat; et son frère, pour nourrir les siens, se met^ à la honte de sa famille, en service chez un homme^ riche. Le sachant, Florent, qui servait Dieu avec fer--^ veur et joie, est saisi d'anxiété, el doute s'il doit quit--