CAS SUR L'ÉTAT RELIGIEUX
ter sa vocation pour venir au secours de son père et de son frère.
D. !'*• Un fils peut-il entrer en religion, abandonnant ses pères et ses sœurs dans la nécessité, pour entrer en religion ?
D. 2\ Est- il permis d'abandonner ses frères et sœurs dans la nécessité, pour entrer en religion ?
D. 3*. A quoi est tenu maintenant Florent?
R. à la 1'^ D. — Un fils ne peut, en principe {pe7^ se), entrer en religion, s'il laisse ses parents daqs une nécessité soit extrême, soit grave. Il en est autrement, s'ils sont seulement en nécessité commune. . . .
Je dis per se^ parce que, si le salut du fils court de trop gi^ands dangers dans le monde, il n'est pas tenu d y rester pour secourir ses parents .
R. à la ^^ D. — Il n'est pas permis d'abandonner ses frères et sœurs dans la nécessité extrême; mais cela est permis dans la nécessité grave. ....
K. d /a 3® D. — Florent n'est pas tenu de sortir de religion pour secourir son frère, parce que celui-ci n'est qu'en nécessité grave.... A la rigueur, il n'est pas tenii de sortir de religion pour secourir son père,
parce qu'il ne le doit qu'en cas de nécessité extrême
fl peut sortir, mais n'y est pas obligé strictement.
CAS VI
Consentement des parents ^'
Laurence, jeune fille de bonnes mœurs, élevée dès son jeune âge dans un couvent , ayant atteint dixhuit ans, et étant rappelée au domicile paternel, supplie ses parents de lui permettre de rester et d'embrasser la vocation religieuse. Mais ceux-ci font la sourde
oreille. Triste, affligée, Laurence rentre chez ses pâreni et se voit forcée de vivr^ dans ce monde qu'elle abhorri Mais, loin de s'atîaiblir, son désir de la vie religieui augmente de jour en jour. Pendant trois an&, elle i cesse de supplier ses parents avec larmes et prière mais en vain. Le père eût cédé aux pleurs de sa fiU mais la mère l'exciiait à la résistance. Enfin, la paut tille, saisie d'une maladie grave, arrive aux extrémité Et, mourante, elle dit à sa mère qui pleure et se désok « Vous n'avez pas voulu que je sois sur terre l'épou du Cbrist, mais voici que mon fiancé céleste m'appel à lui. » Ceci dit, elle rendit son âme innocente.
D. 1®'. Les parents commettent-ils un grave péché s'opposent à la vocation religieuse de leurs enfants, ou ea ] en détournant par des menaces, par la ruse, par d'instant prières ?
D. 2^. Des fils, malgré leurs parents, peuvent-ils entrer religion ?
D. 3®. Quid dans Tespèce ?
R. à la 1" D. Oui, les parents pèchent graveme en détournant leurs enfants sans un juste motif par d menaces, par la violence ou par la ruse. Personne : peut les exempter d'un péché mortel, dit S. Lig. Qui si les parents les détournent par des prières ou d promesses? Il faut suivre, dit encore S. Alphons l'opinion commune des docteurs, d'après laquelle les p rents commettent un grave péché. La raison en est qi c'est causer un grave préjudice à celui qu'on éloigi des ordres religieux. Aussi, que ce soit par violenc par ruse ou par prières, il y a là un grave pécl qu'on ne peut excuser. Et même, beaucoup de théologiei condamnent à un péché mortel non seulement les p rents, mais les étrangers qui détournent quelqu'un (