AUX CHÈRES FILLES DE SAINTE MARIE, ETC
Vive Jésus, vive sa loi I Vive Jésus, ma douce vie; Vive Jésus, ma seule amie ; Vive Jésus, de qui l'amour Me va consumant nuit et jour;
Vivent sos liens pr.'ciciix,
Qui tiennent mon cœur amoureux;
Vive Jésus et son empira,
Vive la douceur qu'il m'inspire;
Vive Jésus, vivent ses traits,
Vivent sts aimables attraits.
Vive Jésus qui me possède,
Et donne à mes maux le remède;
Vive Jésus, vive sa force.
Vive son agréable amorce;
Vive Jésus en ma poitrine, Vive son ima^e divine; Vive Jésus en tous mes pas.
Vivent ses amoureux appas;
iavres enfants ! que ces célibataires veulent instruire, et i*ib poursuivent sans cesse de leurs honteux soupçons, et i leurs suggestions lubriques ! N*est-ce-pas notre Rousselot i-^même qui, dans ce manuel que j'analyse le dëgoût aux vresj s'enquiert à quel âge les petites filles peuvent perdre
Vive Jésus qaand nuit et jour, 11 me remplit de son amour ;
Vive Jésus quand il m'enivre D'une douceur qui me fait vivre;
Vive Jésus, lorsque sa bouche, D'un baiser amoureux me louche;
Vive Jésus, quand son œMlade Me rend heureusement malade;
Vive Jésus, lorsque, pâmée, Je me trouve en lui transformée; Vive Jésus, quand ses rigueurs.
Réduisent mon âme en langueur; Vive Jésus, quand il m'attire Si fort, qu'il semble que j'expire; Vive Jésus, quand le tourment.
Me fait perdi;e le sentiment; Vive Jésus, quand tout à l'aise.
Il me permet que je le baise ;
Vive Jésus, quand il m'appelle.
Ma sœur, ma colombe, ma belle;
Vive Jésus, quand sa bonté.
Me réduit dans la nudité ; Vive Jésus, quand ses blandices.
Me comblent de chastes délices ;
Enfin vire et règne toujours, Jésus l'objet de nos amours !
Et combien d'autres, encore moins présentables, et souvent odienseent grossiers I
irréparablement y c'est-à-dire <r par un acte libidmetix volontaire » leur virginité, et le fixe dès six ans : c Cum sint capaces seminatiohis... etiam in sexto setatis anno » ? C'est sans doute aussi Tâge auquel le confesseur peut leur poser rimmonde question : « Utrum cumbcstia aliquidinhoneste egerint, v. g., bestiara in lectum intromittendo , seque ab eâ lambente tangi procurando? (F: ci-dessus, p. 518.) »
POINT 2^ : AVkc LES FIANCÉS
Q. I. Combien de fois et comment les futurs e'poux doivent être entendus en confession avant le mariage.
Quand ils doivent être absous.
La confession doit êti^e répétée trois fois. « Le conlesseur ne devra parler de ce qui touche au devoir conjugal qu'à la dernière confession, qui précède immédiatement les noces. » ,
II. Quand et comment ils doivent être avertis d'un empêchement caché découvert par la confession,
III. Comment les fiancés doivent être instruits du but du mariage,
« Dans la dernière confession avant le mariage, les fiancés doivent être instruits du but du mariage » .
Suit une série de préceptes fort sages sur les précautions à prendre avec ceux qui ont bien vécu jusque-là. Mais bientôt le naturel, ou mieux l'habitude, l'emporte, et les questions ou plutôt les enseignements périlleux commencent.
Le confesseur parle à la jeune fiancée :
« Le but du mariage est la génération et la multiplication des créatures...., Pour y arriver, bien des choses te seront permises qui t'ont été jusqu'ici interdites et qui ,t'ont fa^^ horreur, ô chaste jeune fille ; d'autres seront toujours il^^" cites. Pour les distinguer les unes des autres, je vais t'indiqi^^^' trois caractères : Tout ce qui tend à la fin voulue par ^® Créateur, c'est-à-dire à la génération des enfants, te s^v^ permis avec ton mari, et tu y coopéreras licitement. To^^ ce qui est contre celte fin, c'est-à-dire contre Ja gén^"
QUESTION SUR L£ M4RIAGE. 545
raiioiiy est illicite et défendu sous péché mortel. Tout ce qui n*est ni favorable ni défavorable à cette fin, comme les embrassements, les baisers, les familiarités, etc., ou bien âst péché véniel, si cela est fait uniquement par sensualité» ou bien n*est pas péché, s*il provient d*amour honnête et licite entre époux. Confie donc à ta mémoire ces trois mots : pour la fin, permis ; contre la fin, péché mortel ; ni pour ni contre , véniel ou non péché. Yeux-tu me répéter cette explication j pour que je sache si tu Tas bien comprise?
a Je veux maintenant t*aver tir d'une chose encore : Dans la confession prochaine et dans les suivantes, tu ne rougiras pas de me questionner sur ce que tu n'aurais pas bien compris aujourd'hui, ou sur les doutes qui te seraient survenus, ou sur tout ce qui te troublerait ou te chagrinerait. Et si tu obéis à mes conseils, tu auras le bonheur en mariage, la sainteté dans la vie, la prédestination à la mort, la béatitude au ciel. »
Ainsi, tu croyais ô jeune époux, que ta chaste fiancée ne devait recevoir que de sa mère les instructions suprêmes. Ap[Mrends que c'est l'homme du confessionnal, le célibataire, qui les lai donnera, et qu'il s'arrangera de manière à savoir dans quelques jours ce que tu veux cacher à tous, ce dont tu n^oserais parler même à ta nouvelle épouse; car dorénavant l'alcôve nuptiale n'aura pas de rideaux pour lui. Et toutes ses précautions sont prises :
« Le confesseur ne devra pas renvoyer les fiancés pour -ces instructions à leur père ou à leur mère ; car ou bien ù&ax-ci n*oseraient les interroger, ou bien ils seraient mal instruits par des maîtres mal instruits eux-mêmes « à malè edoctis malè edocebuntur».