‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 232 sur 270 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

De l'avortement et de l'embrsroloffie sacrée

. ART. 1. — DE l'avortement

Q. I. Ce qu'est Vavortement et s*U est permis de le procurer.

Il n'y a rien à reprocher aux solutions données dans la

première partie de Tarticle. Cependant, on ne peut s'empêcher de remarquer avec quelle sécheresse d*âme> sont traitées ces matières. Aucun appel à un sentiment généreux, à Tamour maternel. La femme est traitée exclusivemeatcommè une machine à fabriquer Thomme, machine qui n*a pas le droit de s'arrêter dans sa M>rication. Pas davantage d'idées générales, tirées du bien de TËtat et de la société.

Je relève en outre, des maximes singulièrement dangereuses en pratique : « Si une jeune fille enceinte se montre absolument déterminée à détruire elle et son fruit, et ne puisse en être détournée autrement, il est permis de lui conseiller de détruire le fœtus seul, et de se conserver vivante- »

II. S' il y a des peines et ce qu* elles sontj contre V avortementy en droit canonique.

« Relativement à l'ayortementd'un fœtus non animé ji\ n'y a dans le droit canon aucune peine, pas plus que contre la stérilité procurée. »

GéninS qui cite ce passage, le commente fort sagement par ces paroles : » La cour d'assises a plus d'une fois constaté que des prêtres traduits devant elle pour attentat aux mœurs avaient fait avorter leurs maîtresses ; n'est-il pas possible de penser que les malheureux s'autorisaient peutêtre en conscience de leur cours de théologie -morale? »

Quant à l'époque de Y animation du fœtus, rien de moins précis, en telle sorte qu'on peut avoir jusqu'au quatrevingtième jour à ne pas pécher, s'il s'agit d'un fœtus femelle, car pour un mâle, on n'a que jusqu'au quarantième.

III. Quelles peines frappent Uavortement, d'après le drdt civil,

IV. Comment le confesseur doit interroger en cas d'avor* tement,

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