‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 28 sur 270 · La conscience certaine est celle qui juge, sans crain · texte numérisé non relu

La conscience certaine est celle qui juge, sans crain

mais toutefois d'une manière imparfaite et superficielle, de la malifie et de la grafité de ces actes, cet homme, quelque grave que soit la matière» ne pèche néanmoins que lëigèrement. La raison est que, de même que la connaissance de la malice est nécessaire pour le péché, ainsi, pour commettre un péché grave, il faut en avoir une con-

naiisaiice pleine et claire et le considérer comme tel Je suis

d'ans qu'il n*y aura jamais que péché véniel, toutes les fois qu'on ne pensera qu'en général à la malice de l'acte, sans faire attention au mortel on an véniel, ni au danger que cet acte soit mortel » (p. 113).

Platel : t Un péché, quelque contraire qu'il soit à la raison, commis par un homme qiii ignore invinciblement, ou qui ne fait pas attention qi'il 7 a un Dieu et que Dieu est offensé par ses péchés, n'est pas un péché mortel....; c'est un grief philosophique. »

Casnedt : « Toutes les fois qu'à l'ignorance moralement invincible de la prohibition et de la malice de l'action se joint une erreur invincible sur l'honnêteté de l'objet ou sur le précepte, l'action faite en consé» qoence de cette ignorance et de cette erreur est toujours honnête et méritoii'e, si les autres circonstances s'y trouvent » (p. 119).

Georgelin : a Pour pécher, il faut quelque considération ou attention,

même actuelle, à la malice morale Cela est vrai pour le péché véniel,

eûmme pour le péché mortel i> (p. 120).

Jétuiteê du collège de Caen : a II n'y a point de loi, soit naturelle, soit positive, qui ordonne de rapporter toutes et chacune de nos actions à <UM fin naturellement bonne et honnête. Quand même il y aurait une telle lot, soit qu'elle soit positive, ou qu'elle soit naturelle, elle n'oblige- '"it pas,' parce qu'elle ne serait pas suffisamment promulguée. » (p. 124).

U Moyne, professeur au collège d'Auxerre : f La loi naturelle, il est vrai, enseigne qu'il ne faut pas mentir ; mais cette même loi ordonne de ^vre la conscience, qui par une ignorance invincible peut enseigner îo'on peut menlir » (p. 129).

Mathieu Stoz : c Pour faire un péché quelconque, véniel ou mcme '''*>ftel, il ne suffit pas d'avoir une connaissance habituelle de la malice ^c l'action, c'est4-dire, il ne suffit pas de l'avoir eue hier ou quelques Firs auparavant ; mais il est nécessaire que l'advertance soit actuelle, et ^s le temps précisément où. la volonté commet l'action mauvaise ou <^i&mence de la commettre. Bien plus, on ne peut pasidire qu'un homme

dre de se tromper, qu'une chose est bonne ou mauvaise. Il y a trois sortes de certitudes :

1*> Métaphysique,,. ; 2^ physique,,, ; 3" morale... Celle-ci se subdivise en parfaite ou impar faite.,*

Il y a aussi la certitude directe et la certitude indirecte.

La conscience certaine seule est la règle de morale....

La conscience moralement certaine, même imparfaite, suffit

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