‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 36 sur 270 · I. Dieu seul est le législateur suprême · texte numérisé non relu

I. Dieu seul est le législateur suprême

II. L'Église a le pouvoir de faire des lois pour accomplir la fin qu'elle se propose. . . :

84. — III. Les Princes peuvent faire des lois en vue du bonheur temporel de leurs sujets.... Car ils ont reçu de Dieu le pouvoir de gouverner leurs sujets

IV. Il faut toujours obéh* aux lois justes des supérieurs légitimes, que leur autorité vienne immédiatement de Dieu ' ou de Dieu par l'intermédiaire du peuple

1. Mais c'est à la condition qu'ils' gouvernent suivant la loi divine, c'est-à-dire suivant les volontés de l'Église catholique.

« Tout prince chrétien, dit Philopaier, dès qu'il s*écarte manifestement de la loi catholique, et veut en écdi'ter les autres, décheoit aussitôt de toute ' puissance et dignité par le droit divin et humain ; cela est non seulement certain, mais de foi » [p. 445).

Bellarmin a posé nettement les principes dans un passage de ses Controverses, que le père Clair qualifie d' a immortelles » :

« La puissance spirituelle ne se môle pas des choses temporelles, mais elle les laisse aller tout comme elles allaient avant qu'elles fussent unies, pourvu qu'elles ne soient pas un obstacle à la fin spirituelle, ou qu'elles ne soient pas nécessaires pour y arriver. Car s'il arrivait quelque chose de semblable, la puissance spirituelle peut et doit réprimer la temporelle, par toutes sortesjde moyens et d'expédients qu'elle jugera nécessaires... Elle peut changer les royaumes, les ôter à l'un pour les donner à un autre, comme souverain prince spirituel, si cela est nécessaire pour le salut des âmes.

« Il n'est pas permis à des chrétiens de tolérei'un roi infidèle ou héré-

Il faut regarder comme juste une loi sur Tinjustice de laquelle les hommes savants et honnêtes ne sont pas d'accord communément^

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