X PRÉFACE
Gis, . professent encore les mêmes doctrines , parlent le même langage que les anciens qui, je le crois volontiers, ne: valaient pas grand*cbosew On dit. bien qu'ancun d'eux, n'a pu et ne peut imprimer de livres sans la permisision de leurs supérieurs, et qu'ainsi il n'existe pas chez eu^ d'opinion isolée et individuelle. J'ai même lu quelque part qu'ils «e vantaient de n'avoir qu!iin Jangage et qu'une pensée, et qu'un de leurs Généraux a déclaré .,
Qu'ils seraient ce qu'ils sont, ou qu'ils ne seraient point.
« Mais tout cela, cç ^ont des maximes générales, des choses qu'on écrit pour l'efféti pour la pose, si vous permettez. On les dit d'autre part ci habiles, si insinuants, si conciliants, si souples! il y a contradiction entre ces deux ordres de reproches. Moi, je crois qu'ils se sont mis au niveau des circonstances; et qu'ils ont pris le pas des temps modernes.
« Je sais bien qu'il ne serait pas difficile d'y voir clair au fond de tout cela. Il y a des livres, éqrits tout récemment, où des jésuites, vivants encore, exposent l'ensemble de leurs doctrines. Voilà ce que je voudrais pouvoir lire ! Là^ j'aurais une idée juste des choses^ en les voyant bien à leur place, sans l'intervention d'un, tiers, toujours suspect. Mais ce sont de gros volumes, ennuyeux, dit-on, au possible, et je n'ai pas le temps. D'ailleurs, ils sont en latin; or, entre nous, mon Conciones est loin, et je n'ai jamais étébien fort.
« Ce que je voudrais, c'est qu'on prît un livre mo-