ART. I. DU MENSONGE EN GÉNÉRAL
458. — Le mensonge est une parole ou un signe contraire à ce qu'on pense, avec Tîntenlion de tromper. S'il est fait par signe ou par action, on l'appelle /emte ; la feinte à son tour prend le nom à^hypocrisie, lorsqu'on simule une personne autre, par exemple, un pécheur qui simule un juste. — Il y a trois sortes de mensonges : le mensonge préjùdi" ciablej par lequel on fait tort à quelqu'un, le mensonge o/]ScieuXy par lequel on rend service à soi ou à un autre ; le mensonge jo]yeM;r, qu'on fait pour rire.
439. — Le mensonge proprement dit est toujours un mal... Le mensonge préjudiciable a une gravité proportionnée au tort qu'on fait et qu'on est obligé de réparer.
Le mensonge officieux est un péché véniel en principe, parce qu'il ne cause pas un grare désordre ; il en est de même, à plus forte raison, du mensonge plaisant.