PRÉFACE. XV
rimagination du jésuite, et qui lui fait introduire
les, €c. res yenerese » dans toutes les matières de la
casaistique.
J'ai ajouté au texte un certain nombre de notes. Les unes sont destinées à montrer l'accord persistant de la doctrine actuelle, exposée par Gury, et des principes des anciens jésuites ^. Il sera facile de yoir aussi que,
1. Les textes que je cite sont empruntés aux célèbres a Extraits des assertions dangereuses et pernicieuses en tout genre des soi-disant Jésuites, yérincsetcoliationnés par les commissaires du parlement de Paris, 1762. 1 vol. in-4'' de 544 pages. t> C'est à ce volume que se rapportent les chiffres de mes citations.
On sait que les Jésuites ont essayé de récuser ce formidable recueil, en tirant parti d'un certain nombre d'erreurs, sans importance, qu'ils ont relevées, additionnées, et dont ils font sonner à chaque instant le chiffre total, effrayant, de 758. Voici comment elles se décomposent, d'après la Réponse en quatre gros volumes qu'y firent les PP. Grou et Sauvage :
Dans les extraits latins.
Fautes contre la lettre et le sens du texte de l'auteur. • 41
Suppression de phrases dans le texte 261
Mutilation du texte. . . • . 61
Exposés infidèles 94
Dans la version française.
Traductions démenties par la grammaire et la construction
latine. 16
Altération du sens dans les mots 220
Altération du sens dans la phrase. ^ 65
En tout 758
Il faudrait d'abord en toute justice, défalquer les fautesde la version française, puisque les € Extraits des assertions » donnent le texte latin en regard. Ensuite, quand on y regarde de près, on voit que les a suppressions de phrase > et les « mutilations de texte » du latin, ne signifient pour l'immense majorité des cas, absolument rien. Le Jésuite, pour soutenir boh
ivi .PRÉFACE»
malgré certaines atténuations de forme, imposées par les difficultés du temps, les jésuites n'ont renoncé à aucune de leurs anciennes doctrines, pas même à celles ^ui furent dénoncées par Pascal, et que le Pape Innocent XI a condamnées en 1679. D'autres notes montrent ces doctrines transportées dans l'enseignement du premier âge par les catéchismes récents, et notamment par celui du grand-vicaire Marotte, que j'ai pris comme type, parce qu'il est le livre officiel de nos Ecoles normales primaires. Il en est enfin qui font allusion à des faitsrécents, qu'on peut considérer comme des applications logiques des maximes jésuitiques.
L'analyse des livres de Gury, dans les conditions qui viennent d'être indiquées, ne constitue pas tout le présent volume.
J'y ai ajouté d'abord l'analyse d'un ouvrage * fort répandu dans le clergé du midi de la France, lequel est destiné à compléter sur un point l'œuvre du jésuite. C'est une' Dissertation sur le VP et le IX* Préceptes duDéealogue, due à la plume autorisée et chère aux Jésuites de l'abbé Rousselot, professeur au grand séminaire de
accusation, est obligé de se noyer dans des pages d'explications, ce qui explique que sa réponse , qui aurait dû être si brève et si simple, forme 4 gros vol. in-4°.
Mais il y a plus; rarchevêque de Paris ayant cru pouvoir relever vingt- «ept erreurs dans les textes cités, le parlement nomma en 1761 une grande commission qui examina les choses à nouveau, et répondit à ces allégations.
Il ne reste de tout ceci qu'une preuve de plus de l'impudence des .Jésuites. Les 758 falsifications du parlement sont à mettre au même niveau que les 24 qu'ils m'ont reprochées el, parmi lesquelles se place la falsification du nom de Casnedi, que le prote de l'Officiel a écrit Cas- ,sendi !