ART. I. — DE LA PROPRIÉTÉ
536. — ^^La propriété -est la faculté légitime de disposer d*une chose comme vous appartenant.
Il y a la propriété parfaite et la propriété imparfaite^ selon qu'on a le droit de disposer et de la cliose elle-même, et de ses avantages, ou de l*un ou de l'autre seulement. L'imparfaite se subdivise en directe^ et indirecte ou utile.
II y a aussi la propriété élevée et la propriété basse. La première est le droit qu'a le pouvoir suprême de disposer ' parfois des biens des particuliers pour le bien de la communauté. La seconde est la propriété des particuliers.
§ 1. — Objet de la propriété,
537. — I. L*homme a la propriété utile des biens qui lui appartiennent intrinsèquement, à savoir l'âme et le corps. Aussi il peut sans faire à tort à personne en user pour son utilité, pour tout usage que la loi n'interdit pas.
Cependant il n'a pas la propriété directe de ces biens ; ce qui est établi par l'Écriture sainte.
538. — H. L'iiomme peut avoir la propriété utile et directe des biens extérieurs légitimement acquis...
539. — D. L'homme peut-il avoir le droit de propriété 5ur un autre homme ^
jR. 1® L'homme peut d'après le droit naturel se vendre à perpétuité à un autre comme propriété utile. Car s'il peut passer cette propriété à un autre pour quelque temps, il le peut pour toujours, puisqu'il peut céder ce qu'il possède.
2° En principe, n'est pas contraire au droit naturel Tesclavage ou sujétion perpétuelle, dans laquelle, en échange de la nourriture, on dispose de tout] son travail pour un autre ^