CAS SDR LES TESTAMENIS ET LES LEGS
; .".. CAS xi
Des. legs
Mercorus ayait promis de laisser cent louis a Publius dans son testament. Mais v tombant subitement malad e et deja a 1'article de la mort, il appelle son fils Andre et lui dit : Je veux que tu donnes cent louis a Publius. A ces mots, il meurt sans laisser de testament.
D. Andre doit-il donner 1'argent a Publius ?
R. Probablement, il n'est pas tenu, du moins en principe, d'acquitter le legs de son pere, parce que cette maniere de disposer de son bien n'est pas conforme a la loi, car probablement un legs n'a de valeur que s'il est institue sur un testament yalable; excepte le cas ou le fils aurait promis a son pere de remplir sa volonte, parce qu'alors il y aurait un contrat tacite d'apres lequel le fils prendrait 1'engagement d'acquitter le legs. Car le pere, se fiant a la promesse de son fils, s'abstient de transmettre le legs par uh autre moyen plus sur. J'ai dit probablement, car il y a vive contro verse avant le jugemenl. Car il -y a deux opinipas probables. Les uns contraignent, d'apres le droit naturel, a remplir la volonte du rriourant, et les autres s'opposent a cela en s'appuyant sur les dispositions de la loi.
CAS XII
Iiegs conditionnela.
Calopodius mourant sans laisser d'ehfants dispose ainsi de ses biens par testament : 1 11 laisse sa maison
a son Spouse, et la valeur de cette maison a sa niece, si toutes deux vivent dans la plus grande chaslete ; 2 il laisse mille francs en dot a une jeune fille orpheline, que le cure doit designer.
Mais, apres quelques annees de veuvage, son epouse se remarie. Sa niece commet le crime de fornication en secret. Le cure choisit une jeune fille ayant encore pere et mere, mais tres malheureux, vicux et infirmcs, pour lui donner la dot en question. -
1). l re . La femme et la niece de Calopoclius peuvent-elles jouir sans remords de conscience du legs assigne?
D. 2 e . La dot peat-elle etre donn.ee a la jeune fille ayant ses parents, mais miserables et infirmes ?
R. a la l re D. Oui, quant a 1'epouse, elle a pu se reraarier sans perdre le legs. Elle n'a pas viole la condition de vivre chastement; car, a proprement parler, la chastete n'est pas perdue par ce mariage, puisqu'un second mariage est chasle. Quant a la niece, il fautaussi, semble-t-il, avoir de 1'indulgence pour elle, bien qu'elle ait peche, car sa faute est restee secrete et elle passe communement pour vierge. El il ne faut pas presumer que le testateur a voulu cxclure sa niece dans le cas ou elle commettrait en secret un peche conlre la purete. Et elle-meme ne parait pas obligee a s'avouer coupable en renongant a Therilage.
R. d. la 2" D. II ne faut pas blamer le pretre. La jeune fille qu'il a designee peut jouir de Ja dot en question, bien qu'elle ne soit pas reellement orpheline, parce qu'elle a une situation equivalente. Car le testateur a voulu donner la dot a une jetme fille inalheureuse pour la tirer du danger. Done, ses intentions sont r em plies.
Cependant, selon beaucoup de theologiens, s'il se trouvait une autre jeune fille egalement miserable et