SUR LB VI- PRECEPTE DD DECALOGUE
Ipsam crede tibi naturam dieere verum :
Jstud quod Jigitis, Pontice, perdis, homo est.
11 n'y fait pas moins preuve d'imagination et de haute experience: Liceret tamen in fornicationis actu copulam abrumpere, ex cdio et displicentia peccali, quamvis sitnecessario tune semen effundere extra vas *.
XIV. Quand la pollution est cense'e volontaire dans sa cause; quandet comment elle est coupable.
II y a quatre regies pour decider sur ces graves questions.
Dans la quatrieme, il est question de la pollution sans vrai peche, parce que si la cause n'est pas peche par ellememe, et qu'il y ait une raison legitime de necessile ou d'utilite des'ylivrer, ou d'y perseverer, la pollution qui s'ensuit n'est pas un peche elle-meme, bien que prevue pourvu qu'elle na soit pas voulue .
Aces conditions embrouillees repondent : le cas desconfesseurs qui n'est pas sans danger, comme on voit; celui de 1'etudiant en matieres honteuses ; il en est de meme pour celui qui monte a cheval, qui mange avec moderation des mets echauffants, qui regarde ou touche impudiquement une autre personne pour la soiguer ou la laver, qui cause honnetement avec une femme, ou 1'embrasse honnetement suivantlacoutume . Quels gaillards susceptibles, et prompts a la tentation 2 i
tinguntur: 1 masturbatio clitorina; 2 vaginalis; 3 uterina. (Hoechialogie, p. 65, 1874.)
1. Cependant il ne faudrait pas attribaer a Rousselot le merite del'in- ^ention de cette interessante espece. Deux cents .ans avaut lui, Diana, ilans son petil, mais succulent livre des Solutions pratiques, avait dit : Qui fornicatur tenetur se retrahere ante spermaticum, etsi complex jam seminal : imo etsi ex vi prioris comrhotionis post retractionem esset futura seminatio. D Et il avait montre ,k raison de main de maitre. : Quia omni momento tenetur opus pravum abrumpere. (P. 585.)
2.Sanc/tez,le maitre, offre encore une ressource queRousselo I ne refuse pas, ressource precieuse, car elle peut servir alors meme qu'il y a faute manifeste de la part du patient :
Ubi pollutio coepit culpa patientis, si in ipso fluxu prseteritae culpse cum poeniteat, non tenetur tluxum reprimere quia jam peenitentia interrupitactionemprieteritam/nuncautem solum palitur. On n'est pas plus accornmodant, et 1 deviant vraiment difficile depecher en ceile matiere.
XV. /. Si les pollutions nocturnes sont un pe'che et quel. II. S'il est permis de les de'sirer et de s'en rejouir. 111. Si la distillation est un pe'che, et quand.
II faut bien de la souplesse pour se tirer de tclles difficultes ; mais que ne peut 1'habilete ? La reponse definitive a la deuxieme question est : Licet, detestando pollutionem, gaudere de felici effectu quenii ipsa habuit.
Mais le professeur parait fort empeche de repondre a la troisietne question : Si fiat prseter iutentionem et sine :ommotione spirituum vitalium acsensuuni carnis, aut cum sensu tantum levissimo, non est peccatum ; si vero fiat cum commotione spirituum vitalium aut voluritario sensu carnali ac venereo, est peccatum. II est difficile de ne pas se declarer satisfait.
XVI. Si les menstrues des femmes, la pollution, les actes conjugaux, sont des empechements a la sainte communion.
La reponse a la troisieme question est particulierement interessante ; elle donne des conseils aux femmes sur la grave question de savoir : An maritis debitum redderedebeant eo die, vel pridie, quando communicaturaj sunt. Elle tient sagement compte des intentions et des habitudes.
II est enjoint au confesseur d'expliquer aux femmes ces regies -subtiles, et d'exhorler les maris a s'abstenir de 1'acte, par respect pour la sacree communion.
XVII. Quels pe'ches sont la bestialite, la sodomie, et modi coeundi innaturales.
Definitions savantes ; distinction sagace de sodomia perfecta, id est concubitus personarum ejusdemsexus, et imperfecta. ... Le sodomiste devra donner a son confesseur maints details longuement enumeres, et entre autres an agens fucrit an patiens,... quia conditio agentis longe turpior et quam conditio patientis J .
1 . Les Casuistes sont d'accord sur ce dernier point, et aussi sur ceci : a Gvavius est sodomiam liabere cum foemina quam cum mare. >
L'abbe Craisson, auleur d'un de Rebus venereis fort cstim6, et public a Paris en 1870 dans le but, principalement, de corriger les ouvrages antericurs sur le' memo sujet, parce que ces ouvrages ne sont pas suffisamment d6barrasses du rigorisme inlroduit par les jansenistes,