‹ La morale des lignesChapitre 23 sur 31 · BARRÉS · texte numérisé non relu

BARRÉS

SPIRITUALITÉS, tcmpler la Vénus de Milo, le Sphinx ou la Vierge de Raphaël, au bout d’un moment on aperçoit des incompatibilités, des contradictions, l’absence de ce rêve vulgaire des balances bien établies.

Il est entendu, comme disait le Maître Farabeuf, que la santé est une histoire qui finit toujours mal. Déjà Bichat sait que la vie n’est qu’une course à la mort, et le vieil Héraclite a annoncé que « la guerre est la mère de tout ». Il est bon pourtant de se rendre compte de plus près du déséquilibre inévitable, bienfaisant, des activités humaines.

Lombroso, malgré son procédé d’exagération et sa façon de faire de la science anecdotique, a accumulé suffisamment de documents pour montrer qu’il y avait quelque chose de malade dans la sagesse.

Rouveyre a le sens idéal des proportions mathématiquement établies, des rapports de charpente et d’enveloppe, dont les moindres actes rompent l’équilibre pour établir des nouvelles lois et de nouveaux rapports.

Ayant su trouver le point mort, les constantes audessus de la personnalité, les tares ineffaçables venant des siècles et d’un long cortège de générations, ayant établi la chevauchée des courbes et des droites dans la victoire, il a su trouver la ligne brisée de la sagesse. Le Barrés 1 a une solide voûte qui cependant se déforme, s’émiette pour aboutir à l’orbite où brille un pauvre feu de la pensée, le feu qui a desséché sa peau, qui a donné à son épaule une chute de misère et de lassitude, à ses cheveux de l’inertie et de l’ombre.

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