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Il aurait suffi de voir ces boucles qu’on prévoyait en regardant la figure, des boucles rebelles, s’allonger, se raidir et se plaquer contre la pe.au du crâné.
La vie et la pensée ont enfermé dans les cheveux une bonne part de leur mystère. A côté d’indociles chevelures jetant feu et flamme, répandant de capiteux parfums et qui font espérer une puissante animalité, il y a le pauvre cheveu mou, cheveu de laine qui accueille toute poussière, qui ne sait plus par lassitude ni se dresser ni se reposer, le cheveu de mourant. Il y a aussi la molle et hirsute chevelure du Metchnikoff supposant une fermentation des corps gras, des confusions intellectuelles, des sentimentalités idéologiques. Chez le Barrés1 la ligne de la pensée est une droite qui se décompose en milliers d’obliques, en branchages de fd de fer, qui à la fois torture la matière et lui fournit un contrefort lui permettant de ne pas s’effriter. Pauvre sagesse aussi du visage du Carrière'* qui suppose de fades blondeurs, de bons yeux bleux inexpressifs, un front simplement troublé, un front qu’assaillent des pensées de simplicité et de naïveté. Cependant une ligne part des yeux, une autre comme une ombre tombe du front. La cassure est établie ! La pensée ne coulera plus comme un ruisseau clair, ni comme un jeu de fontaine; elle aura des soubresauts, des effrois et de douloureuses révélations. La voilà déjà qui meurtrit la bouche et donne par une série de dégradations à la tête un aspect étrange de quelque chose de surajouté sur ce