BARTET
JULIETTE d’aRCOURT.
brisent son âme, il n’y a plus que chocs et lassitudes et le corbeau qui croasse !
Dans le portrait, Actrice V\ le feu seul demeure au fond du néant... c’est l’effacement même de la ligne, les surfaces sont fondues, une immense courbe : un soupir, un sanglot.... Et cependant voici un trait qui appelle la vie, là un coin de la lèvre, la ligne courte va résister à la débâcle, la nuit désolante sera encore écartée par quelque lumière d’âme — une étoile de berger, — l’étoile d’espérance. Mais voici ( Bartet 2, d’Arcoürt 3), la chair jetée comme de la glaise molle, difforme. La pesanteur est la seule loi de ces existences. Je place ici une feuille extraite des notes de Rouveyre.
« La vie est une rébellion inutile de la matière contre les lois abstraites connues ou inconnues — ainsi on peut considérer l’attraction centrale de notre planète, son point central comme sa seule existence réelle — la propriété unique de ce point, summum de l’abstraction, et sa seule préoccupation réelle est d 'attirer vers lui la matière, mais à mesure que se complique sa personnalité, d’abord pour la création des lois géométriques qui découlent de lui, ensuite par l’application de ces lois à la physique, et arrive à son apogée dans la conscience humaine; son Ame, son suprême et inutile désir d’expansion s’y révèle éloquent et terrible : le Vertige.
Dans ce mouvement circulaire où Finalement il revient à lui-même, le point ne se forme pas une per-