CHAPITRE IX
LA MORALE FAMILIALE DU BRAHMANISME
Dans le domaine familial, le point de départ de la doctrine des Lois de Manou réside dans cette idée, commune à tous les peuples, que riiomme est supérieur à la femme et qu’en lui réside le véritable élément procréateur. « Quelles que soient les qualités d’un homme auquel une femme est unie par un mariage légitime, elle acquiert elle-même ces qualités, de même quela rivière par son union avec l’Océan
— Les femmes ont été créés pour mettre au jour des enfants, et les hommes pour les engendrer ; en conséquence, des devoirs communs, qui doivent être accomplis par l’iiomme, de concert avec la femme, sont ordonnés dans le Véda L — La femme est considéréepar la Loi comme le champ, et l’homme comme la semence ; c’est par la coopération du champ et de la semence qu’a lieu la naissance de tous les êtres animés
— Lfn mari en fécondant le sein de sa femme y renaît sous la forme d’un fœtus, et l’épouse est nommée Djaya, parce que son mari naît (Djâyaté)en elle une seconde fois h — Une femme met toujours au monde un fils doué des mêmes qualités que celui qui l’a engendré : c’est pourquoi, afin d’assurer la pureté de sa lignée, un mari doit garder sa femme avec attention » Puisque c’est l’homme seul qui engendre l’enfant, il n’y a pas dérogation au devoir de la classe quand