‹ La morale des religionsChapitre 111 sur 380 · Ibid., IX · texte numérisé non relu

Ibid., IX

'LA MORALE F\MILIALE DU BRAHMANISME lo3

une femme aime un homme d’une uslasse supérieure à la sienne : (( Si une jeune fille aime un homme d’une classe supérieure à la sienne, le roi ne doit pas lui faire payer la moindre amende ; mais si elle s’attache à un homme d’une naissance inférieure, elle doit être enfermée dans sa maison sous bonne garde'. » Tout cela est manifestement aryen ; on y constate un caractère naturiste qui est l’essence même de l’esprit aryen.

Les moyens que le Code sacré prescrit pour maintenir les femmes dans leur devoir conjugal sont inspirés par le même esprit : (( Personne ne parvient à tenir les femmes dans le devoir par des moyens violents ; mais on y réussit parfaitement avec le secours des expédients qui suivent : (pie le mari assigne pour fonctions à sa femme la recette des revenus et la dépense, la purification des objets et du corps, l’accomphssenient de son devoir, la préparation de la nourriture et l’entretien des ustensiles de ménage h » Il faut, en un mot, ([ue la femme soit la ménagère, en même temps que la maîtresse de la maison : le travail et le souci de sa dignité la préserveiont des vices. « Uenfermécs dans leur demeure, sous la garde d’hommes fidèles et dévoués, les femmes ne sont pas en sûreté ; celles-là seulement sont bien en sûreté qui se gardent elles-mêmes par leur propre volonté^. )) On retrouve bien dans ces prescriptions les idées exprimées par les hymnes védiques relativement à la dignité de la femme, à son rôle, à la vertu dont elle est considérée comme s'inspirant sans cesse dans sa conduite.

L’esprit aryen se montre encore nettement dans les préceptes relatifs à la considération que l’homme doit avoir pour lafemme, dans le mariage. D’après le Code de Manou, il fautquele nom d’une femme « soit facile à prononcer, doux, clair, agréable, propice ; cju’il se termine par des voyelles longues, et ressemble à des paroles de bénédiction '. )) — (( Partout oùles femmes sont honorées, les divinités sont sa-

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