‹ La morale des religionsChapitre 116 sur 380 · I. Lois de Manou, ÜM-e \lll · texte numérisé non relu

I. Lois de Manou, ÜM-e \lll

LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

d’un amour adultère’. » Moins que cela même suffit pour légitimer une pareille accusation : (( Celui qui parle à la femme d’un autre dans une place de pèlerinage, dans une foret ou dans un bois, ou vers le conlluent de deux rivières, c’est-àdire dans un endroit écarté, encourt la peine de i adultère C ))

Ainsi que je l’ai rappelé plus haut, il existe dans les Lois de Manou un certain nombre d’ai ticles où se retrouxent les traces de la considération dont jouissait la femme dans la société arya au temps des hymnes.

La jeune fille est donnée jiar son père, non vendue ’. Elle peut, étant nubile, se choisir uu mari, si son père néglige de remplir ce devoir. « Qu’une fille, quoique nubile, attende pendant trois ans ; mais après ce terme qu’elle se choisisse un mari du même rang qu’elle-même. — Si une jeune fille n’étant pas donnée en mariage, prend de son propre mouvement un époux, elle ne commet aucune faute non plus que celui qu elle va trouver. » Toutefois, (( elle ne doit pas emporter avec elle les parures qu’elle a reçues de son j)ère, de sa mère ou de ses frères ; si elle les emporte elle commet un vol. » Quant au mari qu elle a choisi, il (( ne donnera pas de gratification au père ; car le père a perdu toute autorité sur sa fille en retardant pour elle le moment de devenir mère L »

La femme veuve est également maîtresse de sa destinée ; mais le Code sacré lui impose la chasteté la plus complète. La femme mariée <( doit être toujours de bonne humeur, conduire avec adresse les alfaires de la maison, prendre grand soin des ustensiles du ménage, et n’avoir pas la main trop large dans sa dépense". » Elle doit « servir son mari avec respect pendant sa vie, et ne point lui manquer après sa mort, soit en se conduisant d’une manière impudique, soit en négligeant de faire les oblations qu’elle doit lui adres-

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