Ibid., XXVI, i-ii
ton Dieu, qui t’ai fait sortir de la terre de Mesraïm, de la maison aux eselaves. Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Tu ne te feras pas d’idole ni d’image des choses qui sont dans le ciel en haut, ou sur la terre en has, ou dans les eaux sous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne les adoreras pas ; car moi, lahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, poursuivant le crime des pères sur les fils jusqu’à la troisième et quatrième génération de mes ennemis, et faisant miséricorde jusqu’à la millième génération à ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. . . Note le jour du Sabbat pour le sanctifier'. Durant six jours, tu travailleras et te livreras à tes occupations ; mais* le septième jour est un jour de repos, consacré à lahvé, ton Dieu ; tu n’y feras nulle besogne, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni tes bêtes, ni ton hôte qui demeure chez toi. Car, en six jours, lahvé a fait les cieux et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve et il s’est reposé le septième jour; voilà pourquoi lahvé a béni le septième jour et l’a sanctifié ^ »
Les fêtes annuelles et le Sabbat hebdomadaire ne parais-
1. L’institution du Sabbat paraît avoir eu son origine dans la Babylonle, à l’époque très reculée des Accads et des Soumirs. On l’appelait Yoiim mouchou libi, le « jour de repos pour le cœur », ou Youm magain, un jour blanc, heureux. Il y avait un jour de repos les 7, 1 4, 21 et 28 de chaque mois. Le ig était aussi un jour férié.
2. E. Renan. Ibid.,]). 899. Il ne faut pas oublierque la violation du repos sabbatique était punie de mort. «L’Eternel parla encore à IMoïse en disant ; Et toi, parle aux enfants d’Israël et dis : seulement vous observerez mes sabbats. Car c’est un signe entre moi et vous, dans toutes vos générations, afin qu’on sache que c’est moi l’Eternel qui vous sanctifie. Observez donc le sabbat, car c’est pour vous un jour saint. Car ceux qui le profaneront seront punis de mort ; si quelqu’un fait une œuvre en ce jour, cette personne-là sera retranchée du milieu de ses peuples. » (Exode, ch. xxxt, i2-i4). « Quiconque travaillera en ce jour-là, sera puni de mort. Vous n’allumerez point de feu dans aucune de vos demeures, ce jour-là. » (Exode, ch. xxxv, 3). On lit dans les Nombres (chap. XV, 32-36) : « Or, les enfants d’Israël, étant au désert, trouvèrent un homme qui ramassait du bois, le jour du sabbat. Et ceux qui le trouvèrent ramassant du bols, l’amenèrent à Moïse et à Araon, et à toute l’assemblée. Et ils le mirent en prison ; car ce qu’on devait lui faire n’avait pas été déclaré. Alors l’Eternel dit à jMoïse : cet homme sera puni de mort ; que toute l’assemhlée le lapide hors du camp. Toute l’assemblée le fit donc sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l’Eteruel l’avait commandé à Moïse. »
Ce serait le cas de rappeler les menaces adressées à .lésus, dans diverses circonstances, par les Pharisiens, parce qu’il guérissait des malades le jour du sabbat.
sant pas suffisants aux prêtres d’Ialivé pour entretenir la foi du peuple d’Israël, on conserva les sacrifices traditionnels des tribus pastorales et on les rendit obligatoires dans la plupart des circonstances importantes de la vie. 11 y avait les « holocaustes par le feu » oii l’on offrait à Dieu du (( gros et menu bétail » ou bien des « tourterelles et pigeonnaux ». Le sang des victimes était répandu sur l’autel et la graisse brûlée, « d’agréable odeur à l’Eternel ». Il y avait aussi les « oblations » de gateaux de fleur de farine arrosés d’buile et de miel, dont on faisait brûler des parties sur l’autel, et qui devaient toujours être salés, car le sel est le signe de l’alliance avec Dieu, a Tu saleras de sel toutes tes oblations ; et tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu offriras du sel*. » 11 y avait des sacrilices et des oblations pour obtenir la prospérité ; il y en avait aussi pour expier les pécbés volontaires et même involontaires ; il y en avait pour la purification après les coucbes des femmes, après le contact avec des cboses impures, etc. La vie d’un Israélite pieux devait se passer en prières, en jeûnes, en fêtes, en sabbats, en sacrifices, en alilutions incessantes, afin que l’idée de la Divinité fût sans cesse présente à son esprit, et, aussi, afin que la nourriture des prêtres fût assurée, car ils avaient leur part de tout ce qui était offert à l’Éternel.
C’est aussi, sans aucun doute, à la préoccupalion de tenir sans cesse en éveil la pensée religieuse et la foi, que furent insérées dans les lois mosaïques les prescriptions relatives aux animaux impurs dont la consommation était interdite. On a invoqué, il est vrai, des raisons d’bygiènc, à l’appui de l’interdiction de manger tel ou tel animal ; on a dit, par exemple, que si la loi de Moïse défendait le porc, c’est parce que cet animal peut donner le tœnia; mais on oublie que le bœuf, dont la consommation est autorisée, peut également donner à riiomme un tœnia. Pour apprécier l’inanité des considérations tirées de l’bygiène, il suffit