Huîsteu, Indian Empire
LanessAiX. tIeli(>ioii.s.
LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS
à décrire. Quelquefois, pour ue pas dire toujours, il arrive qu’un des acteurs est étoulle dans la foule en délire ; aussitôt tous se jettent sur son cadavre encore palpitant, le déchirent avec les ongles et les dents, s’arrachent les uns aux autres les morceaux de sa chair et les mangent tout crus, comme étant la chair d'une victime agréable à la déesse'. » En i8Gi, « le prince régnant de Djeypore, dans la province d'Orissa, montant sur le trône, immola une jeune vierge de treize ans dans le tenqDle de Durga, autre forme de Kali, au milieu de la ville même de Djeypore, afin d'obtenir pour son règne succès et prospérité ' ». Dans les états ou principautés de Djeypore, Buchar, Ghinna-Kimnédy, Gomsar, Bond, Sonepore et Darpalta, on observait, à une époque récente, en riionneur de Sankari, autre épouse de Siva, une cérémonie annuelle où l’on sacrifiait une victime humaine. On enivrait celle-ci avec de l'opium et du datura, on lui brisait les jambes et les bras pour qu’elle ne put pas opposer de résistance, puis « le prêtre lui ouvre la poitrine, et recueillant le sang qui sort de cette blessure, il le répand sur la terre pour la rendre fertile ; enfin il la frappe de sa hache; aussitôt la foule se précipite sur elle afin d’obtenir un morceau de sa chair, et bientôt il n’en reste que les os entièrement dénudés. La tête, les entrailles et les os sont conservés avec soin jusqu’au jour suivant ; on les brûle alors et les cendres qu’on en recueille sont répandues sur les champs. En quelques circonstances, surtout dans les temps de sécheresse, après avoir attaché la victime, on applique des torches ardentes à divers endroits de son corps, et on la torture de diverses manières pour l'obliger à pleurer, dans la persuasion que ses larmes feront tomber la pluie ; et on la conserve dans cet état jusqu’au lendemain où elle est mise en pièces G » Les caractères donnés à l'idole de Kali ont été combinés pour inspirer la terreur. Elle est représentée « sous la forme d’une femme noire, avec quatre bras : d’une main elle tient un