‹ La morale des religionsChapitre 251 sur 380 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

l’Église (( d’allester la parole de Dieu » ; aussi imposent-ils aux elirétiens, comme l’un des premiers actes de foi, celui qui consiste à croire que « l’autorité de l’Église est l’autorité même de Jésus-Clirit qui est Dieu ‘ ». D’où il suit que pour le catholique, l’autorité de l’Église, se confond avec l’autorité de Dieu,

La première question qui se pose maintenant est celle de savoir si la loi morale donnée à Moïse par Dieu était « inconnue des hommes». Le Catéchisme répond: « non, car dès le commencement. Dieu l’avait gravée dans leur cœur, et c’est ce qu’on appelle la loi naturelle. » A quoi il ajoute: (( Dieu aurait pu se dispenser de donner aux hommes la Loi de Moïse ou la loi écrite, mais, en la leur donnant, il a voulu raviver dans leur cœur la lumière de la loi naturelle obscurcie par le péché et les mauvais penchants et si à cette loi naturelle il a ajouté le précepte positif du sabbat, c’est pour mieux affirmer son autorité sur nous. » Précisant encore davantage, l’ouvrage sacré ajoute : « Chacun de nous sent au fond de son cœur une règle qui lui permet de discerner le bien du mal, le juste de l’injuste. Cette règle ne diffère pas de la loi écrite et ne peut avoir que Dieu pour auteur. Mais le péché et la perversité des hommes avaient obscurci ce flambeau divin. Ce fut alors que Dieu donna sa loi à Moïse, non pour établir une loi nouvelle, mais pour éclaircir la première, qui, par conséquent, n’a point été abrogée a^œc les observances légales. Donc, l’oliligation d’observer le Décalogue ne vient pas de ce qu’il a été promulgué par Moïse, mais de ce qu’il a été mis dans le cœur de chaque homme par Dieu lui-même, et, dans la suite, développé et confirmé par Notre-Seigneur, La loi naturelle et la loi édite ne sont donc qu’une seule et même loi^. »

On pourrait discuter la question de savoir s’il est exact (jue les prescriptions du Décalogue soient inscrites dans le cœur de tous les hommes ; on pourrait faire remarquer encore que l’ordre d’observer le sabbat est purement cultuel

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