‹ La morale des religionsChapitre 26 sur 380 · I. Voyez Ernest lliiNAiN, Les Evangiles, [i · texte numérisé non relu

I. Voyez Ernest lliiNAiN, Les Evangiles, [i

logie chrétienne. . . Les limbes, le péché originel, le petit nombre des Elus, l’éternité des peines de l’enfer, le supplice du feu, les préférences libres de Dieu y ont trouvé leur expression la moins adoucie ; si les terreurs de la mort ont été fort aggravées par le christianisme, c’est sur des livres comme celui-ci cpi’il en faut faire peser la responsabilité. » ]/inlluence de l’apocalypse du pseudo-Esdras fut si considérable et si prolongée, dans la société chrétienne, qu’on la fit figurer parmi les Ecritures sacrées et que (( le Concile de l’rente... n’empécba pas de la réimprimer à la suite des éditions de la Vuhjale, dans un caractère différent ». Celte œuvre formait un trait d’union entre la morale haineuse d’iabvé et celle non moins haineuse que le christianisme devait ]>rofcsser à l'égard de toutes les religions, et même de toutes les dissidences de ses propres adhéi’ents.

11 est à peine besoin de faire ressortir qu’elles auraient été les conséquences de la moi'ale politique d'Israël, si son peuple, au lieu de ne représenter (pi'une infime et impuissante fraction des sociétés humaines, était devenu une nation comparable au peiqile lomain. Ce qu’il ne put jias faire hn-même devait être tenté jiar la papauté catholique et par les gouvernements chrétiens chez lesquels pénétra son esprit.

Page 1