‹ La morale des religionsChapitre 276 sur 380 · César IIf.is l'EKB. , livre V, eliap. xxi · texte numérisé non relu

César IIf.is l'EKB. , livre V, eliap. xxi

de cloclic, ni prelrc j cveln de ses babils, ni eroix, ni aiilel qui pût empêclier que tout ne passât par l'épée. Ce fut la plus grande pitié qui jamais fut osée et faite ; et, la ville pillée, on y mit le feu par tous les coins, tellement que tout fut dévasté et brûlé, et qu’il n’y resta cbose vivante au monde b » Trente à quarante mille individus furent massacrés et tout ce qui avait une valeur fut butiné. Devant Carcassonne, le légat du pape offre aux habitants une capitulation : le vicomte vient à lui sur la foi de ces avances; il est arreté avec son escorte, on oblige les habitants à sortir en chemise afin qu’ils ne puissent rien emporter, puis on pille la ville et l’on fait brûler les quatre-cent cinquante citoyens les plus notables.

Le légat du jiape offre alors aux barons du Nord tout le pays qu’ils pourront prendre et se partageiu Simon de Montfort accepte, et la guerre recommence avec ses massacres et ses pillages pieux. A la voix des moines de Cîteaux qui prêchaient la croisade, des milliers de gens de toutes qualités se précipitèrent de nouveau sur le Midi ; il en venait de la Lorraine, des Flandres, de l’Allemagne, de partout, comme à une curée. Les habitants de Lavaur osent se défendre, ils sont tous brûlés et pendus (( à la joie extrême des jièlei’ins" », du légat et du vicomte de Montfort que l’on avait surnommé le nouveau Macbabée. A peine est-il besoin de dire que les provençaux, de leur côté, ne faisaient grâce à aucun prisonnier, mais, étant les plus faibles, c’étaieiit eux qui sup|)orlaient tout le poids des haines soulevées par l’Eglise dans les cœurs. Les massacres et les pillages étaient si effroyables qu’à diverses reprises le pape s’en émut. On bu démontrait sans peine que l’on tuait autant d’innocents ([uc de coupables et que la rapacité l’emportait suj' le zèle religieux ; mais il n’osait pas arrêter ces horreurs car on lui disait, en plein concile de Latran, en I2i5, que faire cesser la croisade serait compromettre la cause cbi'étienne, que jamais personne ne vou-

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