‹ La morale des religionsChapitre 282 sur 380 · LES PRESCRIPTIONS DE MORALE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

LES PRESCRIPTIONS DE MORALE RELIGIEUSE

certaines conditions : « L’homme juste ne promettra rien qui lui paraisse contraire à la loi de Dieu, mais aussi il ne violera jamais ses promesses, à moins que, par suite de circonstances imprévues, la chose promise ne soit devenue évidemment contraire à la loi de Dieu'. »

Un casuiste seul pourrait expliquer convenablement cette prescription ; hornons-nous à noter qu’elle est une preuve de plus à l’appui de la doctrine générale de l'Eglise, telle que l’indiquent les citations déjà faites plus haut, et qui consiste à subordonner toutes ses prescriptions morales à l’intérêt religieux. 11 me paraît également inutile d’insister sur les considérations auxquelles certains casuistes se livrent pour établir que l'on a le droit de violer telles ou telles promesses faites solennellement, même dans le cas où elles ont été suivies d’actes préjudiciables à celui ou celle qui les a reçues. Ce sont des controverses casuistiques dont la religion chrétienne ne saurait être directement rendue responsable b

Le troisième commandement : « Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat" », est une prescription d’ordre purement cultuel et que l’on trouve, sous des formes diverses, dans toutes les religions. Le Catéchisme y rattache, non sans raison (( le culte extérieur et liturgique que nous devons à Dieu ». Il dit, au sujet de ce commandement : « Il est comme une conséquence du premier, car nous ne jionvons nous dis-

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