‹ La morale des religionsChapitre 289 sur 380 · Caléch., p · texte numérisé non relu

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nouilleront devant lui au triljuual de la pénitence ! quelle sera la chrétienne assez forte pour se soustraire à rinfluence du confesseur qui scrute sa conscience, provoque l’exposé de ses désirs et de ses pensées les plus intimes, devient le confident de toutes les tempêtes que le besoin génésique est susceptible de provoquer dans son cœur? Avec de pareils commandements, le prêtre devait forcément devenir le directeur de conscience de la femme. (( La vie de Fâmc étant tout ce cpii compte, a écrit Uenan avec la pointe d’ironie qu’il mettait volontiers en ses observations, il est juste et raisonnable que le pasteur qui sait faire vibrer les cordes diverses, le conseiller secret ([ui tient la clef des consciences, soit plus que le père, plus que l’époux' »

Pour que ce but puisse être atteint, il semble que la femme devrait être émancijiécde l’autorité de son mari, de son père, de ses proches, de tous ceux auxquels les lois et la religion des sociétés antic[ues la soumettaient. L’Eglise n’a eu garde d’aller aussi loin. Elle fut arrêtée dans cette voie logique par la crainte de provoquer l’opposition du sexe fort, en heurtant de front son esprit de domination et les habitudes de commandement dans le ménage que les hommes se transmettent les uns aux autres depuis qu'il y a des ménages. Fidèle à ses principes généraux de conduite, elle envisagea la femme comme un être double : une âme et un corps, elle libéra l’âme et maintint le corps dans l’obéissance ou, pour parler plus exactement, ne se préoccupa des droits civils de la femme que dans la mesure où son prosélytisme en pouvait tirer rpielque probt. Tous les Pères de l’Eglise affîrmcnt, après les apêitres, la soumission de la femme à son mari, et l’Eglise n’a pas cessé, depuis dix-huit siècles, d’user de son intluence sur les législateurs pour faire maintenir dans les lois le principe de cette subordination.

Cependant, comme les femmes furent les propagandistes les plus ardentes de la nouvelle Eglise, et qu’elles avaient souvent à subir les résistances de leurs maris restés païens.

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