Lévilique, chap. xxi
La femme était respectée par ses enfants et n’avait d’ordinaire, pas à se plaindre d’eux après la mort de son mari mais elle ne jouissait d’aucune considération officielle, si l’on peut employer un tel terme. Elle ne prenait aucune part aux actes cultuels et n’était même pas instruite dans la religion de son père et de ses frères, si bien qu’on la voit s’adonner d’une manière presque constante et générale à la pratique des cultes étrangers. Le seul fait d’avoir un rapport sexuel avec elle suffit pour rendre l’homme impur, même dans le mariage et lorsqu’elle se trouve dans son état normal. (( Et quand une femme et un homme coucheront et auront commerce ensemble, ils se laveront dans l’eau et seront souillés jusqu’au soir. » La femme est encore davantage impure quand elle se trouve dans certaines conditions physiologiques auxquelles la nature la soumet : « Et quand une femme aura un Ilux de sang en sa chair, elle sera dans son impureté pendant sept jours; quiconque la touchera sera souillé jusqu’au soir. Tout objet sur lequel elle aura couché pendant son impureté sera souillé ; et toute chose sur laquelle elle se sera assise sera souillée. Quiconque touchera son lit, lavera ses vêtements, se lavera dans l’eau et sera souillé jusqu’au soir. Et quiconque touchera un objet quelconque sur lequel elle se sera assise, lavera ses vêtements, se lavera dans l’eau et sera souillé jusqu’au soir. Et s’il y a quelque chose sur le lit ou sur l’objet sur lequel elle s’est assise, celui qui y touchera sera souillé jusqu’au soir. Si un homme couche avec elle et que son impureté le touche, il sera souillé sept jours et tout lit sur lequel il couchera sera souillé^. » Lorsque l’indisposition se prolonge au delà de la période normale, la souillure est encore plus grande : la femme « lorsc[u’elle sera purifiée de son flux, comptera sept jours, et après elle sera pure»;
1. Cependant, il importe de noter que la kliétoiibali ou sorte de douaire que le mari devait reconnaître à sa femme par le contrat de maria(je avait été instituée pour faire face uses besoins dans le cas où elle deviendrait veuve. D’un autre côté, il est toujours question des veuves dans les prescriptions des Livres sacrés relatives à la Charité.