Lévitique, chap, xv
LA MORALE FAMILIALE DU JUDAÏSME
mais elle ne pourra reprendre la vie normale qu’après avoir offert un sacrifice à Dieu : (( Et au huitième jour elle prendra deux tourterelles ou deux pigeonneaux, et les apportera au sacrificateur, à l’entrée du tabernacle d’assignation ; le sacrificateur offrira l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste; et le sacrificateur fera pour elle l'expiation devant l’Eternel, à cause du flux qui la souillait'. )) Un phénomène naturel ou une maladie étaient ainsi transformés en péchés pour lesquels il fallait subir une expiation, et dont il était ordonné de solliciter le pardon par un sacrifice à la divinité.
La mise au monde d’un enfant était aussi considérée comme déterminant chez la femme une souillure qu’il fallait expier, a L’Eternel parla à Moïse en disant : parle aux enfants d’Israël et dis ; quand une femme deviendra enceinte et enfantera un mâle, elle sera souillée sept jours ; elle sera souillée comme au temps de l’impureté de son indisposition. Et le huitième jour on circoncira la chair du prépuce de l’enfant. Elle restera pendant trente-trois jours à se purifier de son sang ; elle ne touchera aucune chose sainte, et n’ira point au sanctuaire, jusqu’à ce que les jours de sa purification soient accomplis. Et si elle enfante une fille elle sera souillée deux semaines, comme pour son impureté, et elle restera soixante-six jours à se purifier de son sang L » Le mépris de la femme apparaît ici d’une singulière façon : une mère est souillée deux fois plus par la mise au monde d’une fille que par celle d’un garçon ! Les auteurs des Livres sacrés étaient logiques dans leur doctrine de la supériorité du mâle et la poussaient jusqu’aux moindres détails. Bien entetidu, tout cela se terminait par un sacrifice dont bénéficiait le corps sacerdotal.
Voici une autre prescription où sc montre dans toute sa brutalité le mépris et même la haine des auteurs sacrés pour la femme; (( Quand des hommes se disputeront ensemble, l’un contre l’autre, si la femme de l’un s’approche pour