‹ La morale des religionsChapitre 38 sur 380 · Ibid., chap. xii, i · texte numérisé non relu

Ibid., chap. xii, i

délivrer son mari de la main de celui qui le bat, et qu’avançant sa main elle le saisisse par ses parties honteuses, tu lui couperas la main ; ton œil sera sans pitié »

La soumission de la femme à son père d’al)ord, à son mari ensuite s’étendait jusqu’aux vœux qu’elle pouvait faire à la Divinité, même lorsqu’il n’en résultait d’obligation que pour elle seule. (( Quand un homme aura fait un vœu à l’Eternel, ou se sera par serment imposé une obligation ii lui-même, il ne violera point sa parole, il fera selon tout ce qui est sorti de sa bouche. Mais quand une femme aura fait un vœu à l’Eternel, et qu’ci lé se sera imposé une obligation en sa jeunesse, dans la maison de son père, et que son père aura entendu son vœu et l’obligation qu elle s’est imposée à elle-même, et ne lui aura rien dit, tous ses vœux seront valables, et toute obligation cju’elle se sera imposée sera valable ; mais si son père la désavoue le jour où il l’a entendue, tous ses vœux et toutes les obligations qu’elle s’est imposées à elle-même, seront nuis, et l’Eternel lui pardonnera ; car son père l’a désavouée. Si elle est mariée et qu’elle se soit engagée par des vœux ou par quelque parole échappée de ses lèvres, par laquelle elle se soit imposé une obligation à elle-même, si son mari l’a entendue, et que le jour où il l’a entendue il ne lui en dise rien, ses vœux seront valables, et les obligations qu’elle se sera imposées à elle-même seront valables ; mais si, au jour que son mari l’apprend, il la désavoue, il annulera le vœu par lequel elle s’était engagée et la parole échappée de ses lèvres, par laquelle elle s’était imposé une obligation à elle-même ; et l’Eternel lui pardonnera. » Si le mari n’annule les vœux de sa femme que (( quelque temps après les avoir ententlus, il portera la peine du péché de sa femme ». La dépendance de la jeune fille ou de la femme mariée, en ce qui concerne les vœux, est encore soulignée par la prescription suivante : (( Mais le vœu d’une veuve ou d’une répudiée, tout ce à quoi elle sera obligée sera valable pour elle ^ » La veuve et la

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