I. Noyez ci-tlessus p. Sa
LA MORALE FAMILIALE DU JUDAÏSME 47
l’aide de ces biens jusqu’à ce qu’elles se luariasseut; elle leur attribuait, eu outre, la propriété de la dixième partie de ces mêmes biens afin qu’elles eussent une dot à donner à leur mari. A l’époque tbalmudique, en elTet, le père qui marie sa fdle est obligé de lui donner une dot proportionnée à sa fortune et égale, au moins, à la somme qui était alors considérée comme permettant d’échapper à la bienfaisance publique ' .
11 est évident que, malgré ces progrès, la morale familiale religieuse des juifs était notablement en retard sur les idées qui régnaient à l’époque tbalmudique, dans la plupart des sociétés au milieu desquelles les Israélites avaient fondé des colonies.
Il faudrait, en somme, avoir l’espiit bien peu critique ou être d’une singulière ignorance, pour voir dans la morale familiale des Livres sacrés hébraïques autre chose que la simple manifestation des sentiments propres à tous les peuples primitifs chez lesquels l’esprit de domination et l’égoïsme du mâle n’ont pas encore été modifiés par la juste compréhension des intérêts du male lui-même. La morale religieuse a figé l’égoïsme du male dans les lois, et l’y a maintenu à une époque où les progrès de la civilisation en avait atténué les elîets dans les mœurs et même dans la législation de la plupart des peuples.
I. Rabbinowicz, Léyisl. civ. du Thaliniid, I, Introci., p. xr.iir.