LA FAMILLE ET LA MORALE FAMILIALE A L’ÉPOQUE VÉDIQUE
niaiiis les tiges broyées pour en extraire le jus ; c’est elle qui filtre celui-ci à travers un tamis fait d’une peau de bœuf, et qui le fait fermenter pour le transformer en Soma qu’elle offre de ses mains au sacrificateur. Elle a, dès le début, sa place et son rôle dans le culte ; plus tard, même, elle sera admise à composer des bymnes dont quelques-uns figurent dans le Rig-\éda et d’où l'on peul conclure que (( l’enseignement religieux reçu ou transmis, comptait alors parmi les attributions de l’épouse' ». Lorsqu’il y eut de véritables prêtres, leur femme prenait part à l’exercice de la fonction sacerdotale. Le prêtre ne pouvait avoir qu’une femme, parce que celle-ci était nécessaire à la pratiipie du culte en tant que « dêvi » et (jue son rôle sacré ne pou- A'ait pas être partagé avec une autre femme. La Loi de Manu autorisa seulement les prêtres à prendre une seconde femme lorsque la première était stérile, afin que la famille put ne pas s'éteindre.
Autour des époux unis par le culte après l’avoir été par l’amour, les enfants grandissent, entourés d’affection et jjleins de respect affectueux pour leurs parents. La morale familiale atteint un degré de perfection aussi élevé que possible, parce que nulle cause extérieure ne vient troubler les relations qu’ont entre eux les membres de la famille. Chaque mariage est le point de départ d’une famille nouvelle, qui va s’établir non loin de celles d’où elle sortit. Elle a sous la main, dès le premier jour, tous les éléments de sa prospérité, car la terre fertile et libre ne fait point défaut. Les troupeaux restent probablement la propriété commune d’un certain nombre de familles groupées en village. Aucune autorité ne s’est encore constituée au-dessus et en dehors de la famille. Il ne peut pas y avoir conllit entre les intérêts familiaux et les intérêts sociaux, puisque ceux-ci n’existent pas encore. Il n’y a pas de prêtre : il n’y a pas de guerriers, il n’y a pas de roi; et l’on vit en paix; car les
nionle ilu Krulu (saorilioe) et la plupart des mots, des objets, îles ustensiles et des actes dont elle se compose, pouvait tirer de, ce symbolisme une explication suffisante. Nous ne le développerons pas ici (Ibid., p. 197) »•