I. Loi de Manou, xi, i3i-i44- Lanessa.n. Religions
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LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS
s'efforce de faire disparaître celte impureté ou cette tache, mais s'il n'y voit pas d'impureté ni de tache, il est joyeux: « C'est bien comme cela ! Comme cela je suis propre I » . — De même aussi le moine... s'il voit qu'il est exempt de ces mauvaises, ces funestes dispositions, alors ce moine doit se féliciter et être joyeux, nuit et jour s'exerçant au hien\ » Pour arriver à cette connaissance de leur pureté, les moines bouddhistes pratiquaient la confession publique. (( Quiconque a commis un péché, dit le chef de la communauté, qu'il le confesse. Quiconque est sans péché, qu'il se taise. De votre silence, ô Révérends, je conclurai que vous êtes purs... Un moine qui, à la troisième fois que la question est posée, ne confesse pas un péché qu'il a commis et dont il se souvient, se rend coupable d'un mensonge volontaire. Or, un mensonge volontaire, ô Révérends, est un empêchement à la vie religieuse ; telle est la parole du Bienheureux. C'est pourquoi un moine qui a commis quelque chose, qui s'en souvient et a à cœur de s'en purifier, qu'il confesse son péché. Car ce qu'il confesse lui sera léger'. » Le jeûne, la confession, la méditation, la \-ie solitaire sont les moyens d'atteindre à la perfection, sans qu'il y ait lieu de recourir à aucune prière. A qui, du reste, s'adresserait celle-ci? Ce ne pourrait être au Bouddha, car il est dans le néant, dans le Nirvana. Ce ne pourrait être aux dieux du brahmanisme, car les bouddhistes ne les reconnaissaient pas. A qui donc .^ A l'Àtman des Brahmanes métaphysiciens? Ni le Bouddha ni ses disciples ne voulaient en parler, pas plus qu'ils ne répondaient quand on les interrogeait sur la destinée qu'aurait après sa mort le Parfait. A l'exemple des grands philosophes chinois, le Bouddha écartait ces questions. Un moine errant, du nom de Yacchâgottâ, lui ayant demandé : « Le Moi (atlâj existe-t-il?)). . . le Bienheureux garda le silence. — Comment donc, ô révéré Gôtama, le Moi n'existe-t-il pas? Et de nouveau le Bienheureux garda le silence. » Interrogé par