‹ La morale des religions [microform]Chapitre 17 sur 340 · I. Voyez Ernest Renan, Les Evangiles, p · texte numérisé non relu

I. Voyez Ernest Renan, Les Evangiles, p

l\ MORALE DES LIVRES S.\CRI?S Dl JUDAÏSME

logie chrétienne... Les limbes, le péché originel, le petit nombre des Elus, l'éternité des peines de l'enfer, le supplice du feu, les préférences libres de Dieu y ont trouvé leur expression la moins adoucie ; si les terreurs de la mort ont été fort aggravées par le christianisme, c'est sur des livres comme celui-ci rpi'il en faut faire peser la responsabilité. » L inlluencedc l'apocalypse du pseudo-Esdras fut si considérable et si prolongée, dans la société chrétienne, qu'on la ht figurer parmi les Écritures sacrées et que « le Concile de Trente... n'empêcha pas de la réimprimera la suite des éditions de la Vulfjale, dans un caractère dilTérent ». Cette œuvre formait un trait d'union entre la morale haineuse d'Iahvé et celle non moins haineuse que le christianisme devait professer à l'égard de toutes les religions, et même de toutes les dissidences de ses propres adhérents.

Il est à peine besoin de faire ressortir qu'elles auraient été les conséquences de la morale politique d'Israël, si son peuple, au lieu de ne représenter qu'une infime et impuissante fraction des sociétés humaines, était devenu une nation comparable au peuple romain. Ce qu'il ne put pas faire lui-même devait être tenté par la papauté catholique et par les gouvernements chrétiens chez lesquels pénétra son esprit.

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