Ibid., chap. viii
deux de ses ennemis personnels ; il leur fit aussitôt trancher la tête.
Il est permis aux croyants de s'enrichir des dépouilles des infidèles : « Nourrissez-vous des biens Hciles enlevés aux ennemis et craignez le Seigneur. — Les croyants qui auront abandonné leurs familles, pour défendre, de leurs biens et de leurs personnes, la cause de Dieu, partageront le butin avec ceux qui ont donné du secours et un asile au prophète'. » Afin que tout le corps social musulman soit intéressé à la guerre sainte et à la destruction des infidèles, une portion du butin pris sur ces derniers doit être distribuée aux pauvres, aux infirmes : « Ils t'interrogeront au sujet du butin. Réponds-leur : il appartient à Dieu et à son envoyé... — Souvenez-vous que vous devez la cinquième part du butin à Dieu, au prophète, à ses parents, aux orphehns, aux pauvres et aux voyageurs". »
Les historiens arabes prêtent à Mahomet un mot qui peint toute son ambition religieuse : comme trois étincelles avaient jaiUi d'une pierre qu'il frappait lors du creusement d'un fossé défensif autour de Médine, on lui demande ce que signifient ces « éclairs », et il répond : « Le premier m'apprend que Dieu soumettra à mes armes l'Arabie Heureuse ; le second m'annonce la conquête de la Syrie et de l'Occident ; le troisième, la conquête de l'Orient. » Il fait dire à Dieu lui-même, à propos de la mission qu'il s'attribue : (( Il (Dieu) a envoyé son apôtre pour prêcher la foi véritable, et pour étabhr son triomphe sur la ruine des autres religions, malgré les efforts des idolâtres'. » Comme conséquence de ce précepte. Dieu réserve ses châtiments aux indifférents qui ne combattront pas pour la foi ou ne mettront pas leur fortune à son service ; il accordera, au contraire, ses plus belles récompenses aux croyants qui risqueront leur vie pour la délense ou la propagation de la rehgion. « Prédis à ceux qui entassent l'or dans leurs coffres et qui se refusent à l'employer pour le soutien de la