Lévitique. cb. v
LA MORALE DES LIVRES SACRÉS DU JUDAÏSME
abominations » et ont épousé leurs filles, « et la main des chefs et des magistrats a été la première à commettre ce péché')). D'où il résulte bien nettement que les prescriptions les plus sévères des Livres mosaïques n'étaient <|ue très imparfaitement exécutées par la majorité des Israélites. Quant aux croyants sincères, en dépit de leur zèle religieux, de leurs prières, de leurs sciences, de leurs sacrifices, les Livres sacrés nous les montrent sans cesse préoccupés des menaces d'Iahvé et toujours tremblants à la pensée des fautes qu'ils ont pu commettre, même sans le savoir. « Eternel, se lamente David ^ ne me reprends pas dans ton indignation, et ne me châtie pas dans ta colère. Aie pitié de moi. Éternel, car je suis sans force ; Eternel I guéris-moi, car mes os sont tremblants... Je m'épuise à gémir : chaque nuit je baigne ma couche de pleurs, je trempe mon lit de mes larmes. Mon visage est tout défait de chagrin ; il dépérit a cause de tous mes ennemis. Éloignez vous de moi, vous tous, ouvriers d'iniquité. )) Dans sa folio terreur, il ne voit partout que des méchants : « Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables, il n'y a personne qui fasse le bien. L'Éternel abaisse des cieux son regard sur les fils des hommes, pourvoir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui recherche Dieu. Ils se sont tous égarés, ils se sont corrompus tous ensemble ; il n'y en a point qui fasse le bien, non pas même un seuP. — L'insensé dit en son cœur : il n'y a point de Dieu. Ils se sont corrompus, ils ont commis des iniquités abominables ; il n'y a personne qui (\isse le bien...* » Il tremble d'être coupable lui-même sans le savoir : « Qui connaît ses fautes commises par erreur."^ Pardonne-moi mes fautes cachées '. » H craint que son Dieu soit sourd à ses prières : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, l'éloignant de jna délivrance et des paroles de mon gémissement? Mon Dieu ! je crie le jour, mais lu ne réponds point ; et la